11.05.2009

ZAC Bord de Seine : le quartier prend forme

ZACBdS-1.jpgVisite de chantier dans la ZAC Bords de Seine.

Les rues sont tracées, certaines sont déjà aménagées, avec leurs arbres, leurs places de stationnement, et il est déjà possible de se rendre compte de ce que sera ce quartier : impersonnel, sans caractère, et ressemblant à des milliers de quartiers neufs comme il y en a tant en France...

Certains bâtiments sont déjà terminés et livrés, d'autres sont en travaux plus ou moins avancés, d'autres encore ne sortiront de terre que dans plusieurs mois.

L'école (maternelle et primaire) devrait pouvoir ouvrir ses portes en septembre prochain, pour accueillir les enfants des premiers habitants.

L'immeuble de bureaux en front de Seine est terminé mais toujours vide. On sait seulement qu'il n'accueillera pas Prisma Presse, car cette entreprise a fait le choix de s'installer à Gennevilliers, près du métro Gabriel Péri.

Ici, dans ce territoire excentré, à l'extrémité Est de notre commune, passe pourtant le RER C. En sortant de la station "Les Grésillons", une rue descend vers la Seine, permettant de découvrir la vue... sur l'incinérateur de Saint-Ouen, avec sa grande cheminée, comme un immense paquebot à vapeur, posé juste en face (voir ma note du 23 mars 2009).

Quant aux logements, ils sont destinés principalement à des acquéreurs. Une maigre proportion est réalisée par des bailleurs sociaux, dont une partie reviendra au relogement des habitants des Gentianes.

A l'époque de la création de cette ZAC privée, élus d'opposition, nous avions voté contre. En effet, nous estimions que confier un nouveau quartier de ville à un aménageur privé, préoccupé en premier lieu de rentabilité à court terme, n’est pas la meilleure façon de répondre à l'intérêt général.
S’agissant d’un projet qui se pèse en dizaines de millions d’euros, qui peut croire qu’une société privée se lance dans l’aventure sans en attendre de substantiels bénéfices ? Et puisque l’opération est rentable par construction, dans ce cas pourquoi la collectivité publique n’en assurerait-elle  pas elle-même la Maîtrise d’Ouvrage ?

Une fois élus, le projet était lancé, nous n'avons pas pu revenir sur ce coup parti.

La crise financière et immobilière est passée par là, personne aujourd'hui ne peut prédire ce que deviendra ce quartier. Mais je suis toujours convaincue que l’aménagement et l’urbanisme sont des enjeux politiques et sociaux, qui ne doivent en aucun cas être laissés à des logiques de profit.

23.03.2009

Incinérateur de St Ouen : Asnières est aussi concernée

syctomStOuen.jpgLa controverse bat son plein à St Ouen, autour de la création d'un éco-quartier de 100 hectares en bord de Seine, à proximité de l'incinérateur du SYCTOM. En effet, cette usine de traitement des ordures ménagères engloutit chaque semaine près de 11 000 tonnes de déchets provenant des villes du secteur, et rejette une épaisse fumée blanche, objet de la polémique.
Cette fumée est-elle dangereuse pour l'environnement et pour la santé des futurs habitants du quartier, comme le laissent entendre l'opposition municipale (UMP et Verts) de St Ouen ? Voir le reportage sur "lepost.fr".

Asnières aurait-elle également du souci à se faire, avec sa ZAC Bords de Seine, bientôt habitée de plus de 3 000 personnes, et située juste de l'autre côté du fleuve ?

Si l'influence des rejets d'incinérateur sur la fréquence d'apparition de cancers a bien été prouvée dans les années 80-90, il semble qu'aujourd'hui de nouvelles normes (ISO 14001 notamment) encadrent rigoureusement la composition des fumées. Des contrôles sont réalisés en continu, et placés sous l'autorité de la préfecture. Voir les explications, sur le site du SYCTOM.

De plus, l'énergie issue de l'incinération des déchets ménagers est récupérée pour produire de l'électricité et pour le chauffage urbain. Cela dit, la réduction de nos déchets est un des enjeux immédiat du développement durable - voir ma note du 23 janvier 2008.

La création d'un éco-quartier de cette ampleur me semble un projet à soutenir, et qui ne peut qu'aider à aller dans le sens d'une amélioration de la qualité de l'air, et de la qualité de vie en général, d'un bord à l'autre de la Seine...