06.01.2008
Vélib' : la banlieue attendra...
Le tribunal administratif vient de se prononcer contre l'extension des Vélib' en petite couronne. 30 communes étaient concernées pour un total de 300 nouvelles stations.
Bien dommage car pour nous, habitants de la première couronne, il aurait été super pratique d'être connectés très rapidement à Vélib'.
J'en ai fait l'expérience en novembre : rallier la Porte de Clichy à pied depuis Asnières puis poursuivre en Vélib' dans Paris, faisable, mais pas top...
Le blocage vient d'une banale histoire de concurrence entre deux industriels : JCDecaux et Clear Channel. Ce dernier ayant perdu le marché de la ville de Paris voyait d'un très mauvais œil l'extension de son principal concurrent en banlieue, et a saisi les juges. Un nouvel appel d'offres sera donc nécessaire. Bref, il faudra encore patienter.
Espérons que pour le confort de tous les futurs utilisateurs, les deux systèmes - le cas échéant - seront compatibles !
18:55 Publié dans La vie en vert, Vie locale | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Vélib', Asnières sur Seine, vélos
30.10.2007
Toulouse : les nouveaux aménagements urbains font la part belle aux vélos et aux piétons
En séminaire sur l'écologie municipale à Toulouse (j'aurai l'occasion d'y revenir dans de prochaines notes) j'en ai profité pour visiter la ville.
Surprise de constater que c'est une des dernières grandes villes de province qui n'a pas son centre ville piéton ; la place du Capitole, avec son parking souterrain, agit même comme un gigantesque "aspirateur à voitures", qui congestionne inutilement le centre historique.
Pourtant, les nouveaux aménagements de la rue d'Alsace Lorraine portent la marque d'une nouvelle époque : la voiture est quasi marginalisée pour laisser la part belle aux cyclistes et aux piétons.
Les marquages au sol délimitent les parties réservées respectivement aux cyclistes et aux piétons, les voitures quant à elles circulent sur une seule file bien séparée. Seulement il semble que piétons et cyclistes n'aient pas encore pris l'habitude de se partager l'espace. Rien qu'en prenant cette photo, un dimanche matin pourtant très calme, je me suis fait rappeler à l'ordre par un cycliste car je n'étais pas dans la zone réservée aux piétons... Certains cyclistes préfèrent même continuer à emprunter la chaussée.
Quelques photos des coins repos très cosy, à l'ombre d'arbres en bacs.
18:35 Publié dans La vie en vert | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Toulouse, rue Alsace Lorraine, cyclistes, vélos, pistes cyclables
21.10.2007
Asnières : à quand de vraies pistes cyblables ?
Le mouvement de grèves des 18 et 19 octobre (d'une ampleur et d'une intensité supérieures aux premiers jours de 95...) m'ont donné l'occasion de me rendre dans Paris à vélo, et ainsi de tester et comparer les aménagements pour les cyclistes dans les villes d'Asnières, Clichy et Paris.
Boulevard Voltaire d'abord, mon point de départ : des pseudos couloirs dédiés, marqués à la peinture il y a plusieurs années (donc largement effacés), et dont les automobilistes n'ont absolument pas conscience. Ils se serrent bien à droite, ne laissant le choix aux cyclistes qu'entre le trottoir et le milieu de la rue. Les deux solutions ont leurs avantages et leurs inconvénients ; les trottoirs ont la largeur d'une voie de circulation et on n'y croise que de rares piétons. En revanche il faut avoir un certain culot pour circuler au beau milieu de la chaussée, mais au moins les conducteurs ne peuvent nous ignorer...
Clichy ensuite, un vrai casse-tête : des voitures à touche-touche, impossible de slalomer sans se payer quelques rétroviseurs et déclencher l'irritation des conducteurs ; le trottoir donc, mais là beaucoup plus de piétons, donc l'obligation de rouler au pas.
Heureusement qu'à partir de la porte de Clichy, on se sent nettement mieux pris en charge.
A Paris, les marquages au sol sont vraiment visibles, et il existe des couloirs dédiés où l'on se sent vraiment en sécurité.
Les Boulevard Magenta et Boulevard de Clichy, notamment, sont des exemples en la matière. Les pistes sont séparées des voitures car elles occupent une petite bande de trottoir, et elles sont bien marquées pour éviter les collisions avec les piétons. Les croisements avec les chaussées sont bien marqués aussi, et du coup les automobilistes font plus attention. Il est vrai qu'il y a aussi beaucoup plus de cyclistes dans Paris (grâce à "Vélib" bien-sûr mais pas seulement), et que l'effet de nombre est plus rassurant.
Je pense que la meilleure solution est donc celle-là : des trottoirs bien larges dont une partie bien précise est réservée aux vélos. Cela évite de se retrouver coincé entre les voitures en stationnements et la file de droite, d'où il faut déboîter à chaque automobiliste en double file... Cela évite aussi de se prendre pour un deux-roues motorisé en circulant à fond sur la gauche de la file de gauche - le cycliste est quand même moins protégé que le motard... et moins rapide aux démarrages !
A Asnières on a vu apparaître un tout nouveau style de pistes cyclables, celles qui se confondent avec la chaussée (cf rue Monstesquieu), là je dois dire que ça laisse perplexe... Voir à ce sujet l'article d'Asniérois.info au mois d'août.
Quelques photos pour illustrer mon propos :

Boulevard Voltaire et rue Montesquieu à Asnières
18:10 Publié dans Vie locale | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Asnières, pistes cyclables, vélos



