06.11.2007
Expulsés du Nouvel Hôtel : la DDASS prend le relais
Nous craignions hier que les familles expulsées en août du "Nouvel Hôtel" d'Asnières se retrouvent à nouveau à la rue, puisque la mairie avait prévu d'arrêter le financement des hôtels de remplacement le 31 octobre dernier.
Nous apprenons ce soir que la DDASS des Hauts de Seine prend le relais jusqu'à lundi prochain.
La patate chaude change de mains, mais le problème est encore loin d'être résolu. C'est pourquoi Sébastien Pietrasanta a décidé de saisir directement la Ministre du Logement, Madame Boutin.
Ne faudrait-il pas également saisir Monsieur Borloo, auteur en janvier dernier d'un projet de loi instaurant un droit opposable au logement ?
"Le principe du droit opposable au logement est d’offrir un logement social à toute personne qui, résidant sur le territoire français de façon régulière et stable, ne possède pas les ressources suffisantes pour accéder à un logement décent et indépendant ou de s’y maintenir (sans-abri, parents isolés avec enfants, par exemple)."
Le communiqué du PS d'Asnières :PS Asnières 6nov07.doc
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Les expulsés du Nouvel Hôtel à nouveau à la rue
On aurait eu tort de croire que l'affaire était résolue, comme le prétendait pourtant le courrier envoyé début septembre aux Asniérois par le maire.
Après l'expulsion d'une soixantaine de familles, à la veille du 15 août, d'un hôtel meublé d'Asnières "le Nouvel Hôtel", leur détermination (un mois à camper dehors sur le trottoir...), la mobilisation des citoyens et des médias avaient conduit la mairie d'Asnières à négocier des relogements dans d'autres hôtels du département.
(voir ma note du 11 août 2007)
Seulement voilà, un mois encore est passé et, malgré de multiples réunions de négociation, malgré l'investissement fort de l'association France Terre d'Asile, aucune solution sérieuse n'a pu être trouvée : les familles se retrouvent à nouveau sans logement.
Rappelons que ces personnes n'ont jamais été des squatters, mais qu'elles ont, à l'origine, été escroquées par des marchands de sommeil. Ce sont des travailleurs d'origine africaine, qui sont venus en France trouver l'espoir d'une vie meilleure pour eux-mêmes et leurs enfants. Depuis leur expulsion, ils ont courageusement continué à se lever chaque matin pour aller travailler, et ils ont envoyé chaque jour leurs enfants à l'école, malgré toutes les incertitudes qui pèsent sur eux.
Il serait intéressant d'avoir sur ce sujet l'avis de la nouvelle Secrétaire nationale de l’UMP chargée des Droits de l’Homme et de l’action humanitaire : Marie-Dominique Aeschlimann, Maire-adjointe UMP d’Asnières (avec comme délégation notamment les communautés étrangères) et épouse du Député-Maire.
Quant à l'hôtel, il est toujours muré, alors que des travaux de mise en conformité auraient pu être réalisés pendant ce laps de temps. Il ne serait pas étonnant de le voir très prochainement rasé, et à la place s'ériger un immeuble "de standing" en R+6, destiné à des familles plus "chics"...00:26 Publié dans Vie locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Asnières sur Seine, Nouvel Hôtel, familles expulsées, Parti socialiste d'Asnières
11.08.2007
Espoir pour les expulsés du Nouvel Hôtel
Grâce à la mobilisation des présents en cette veille de 15 août, et grâce à la détermination des familles, un début de solution a été débloqué hier soir par la mairie, qui refusait jusqu'alors d'avancer la moindre proposition de relogement durable.
La soixantaine de personnes, hommes femmes et enfants, dont de nombreux en bas âge, expulsées jeudi matin d'un hôtel déclaré insalubre avaient passé la nuit de jeudi à vendredi sur le trottoir, à camper dans des conditions de fortune, devant leur hôtel, muré par les autorités.
Le gérant de l'hôtel ayant disparu frauduleusement au mois de mars dernier, depuis lors les familles, faisant preuve d'une grande solidarité, s'étaient organisées entre elles pour maintenir cet hôtel meublé en bon état et propre. La municipalité était bien au fait de cette situation, un maire adjoint s'étant même rendu sur les lieux au mois d'avril. Depuis, aucune solution de relogement sérieuse, ou de remise en gérance n'a été proposée aux familles, et elles ont eu la désagréable surprise d'être évacuées sans préavis jeudi à l'aube par les forces de l'ordre. Ces familles d'origine africaine sont majoritairement en situation régulière, ont un travail, et leurs enfants sont scolarisés à Asnières.
L'intervention des élus socialistes, de plusieurs associations, et la présence des médias locaux et nationaux ont sans doute contribué à faire avancer la négociation, après une tentative de charge par la police vendredi après-midi.
Le maire (bien qu'absent, ainsi que la totalité de ses élus), a finalement accepté de mettre à la disposition des femmes et des enfants un local d'hébergement, habituellement utilisé en hiver pour l'accueil des SDF. Hélas ce local ne comporte que 10 lits, et la moitié des femmes a dû dormir assise ou au sol, tandis que les hommes campaient une nouvelle fois sur le trottoir.
Une table ronde aura lieu en Préfecture lundi, en espérant que la mairie d'Asnières participera, et sera force de propositions de solutions réelles et durables face à cette urgence qu'elle a contribué à créer.
Communiqué de presse PS Asnières - expulsions.doc
Une vidéo sur asnierois.info et sur dailymotion.com
L'excellent reportage photo de Freddy Muller
17:50 Publié dans Vie locale | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Asnières sur Seine, Nouvel Hôtel, familles expulsées


