03.02.2008

La mobilisation continue pour la famille Haddaoui

dépêche AFP du 2 février 2008 

Les candidats UMP et PS à la l'élection municipale à Asnières se sont joints samedi matin à une manifestation de soutien à un père sans-papiers marocain, expulsé en novembre 2007, devant l'école primaire fréquentée par sa fille.
Mohamed Haddaoui, 42 ans, avait été arrêté puis expulsé le 26 novembre, en dépit d'une mobilisation d'enseignants et de parents d'élèves.
A la sortie des classes de l'école primaire Mauriceau, au milieu des parents et d'une quinzaine de personnes du collectif de soutien au père expulsé, se trouvaient le député maire UMP Manuel Aeschlimann, et le conseiller régional et municipal PS, Sébastien Pietrasanta, co-signataires d'un communiqué pour demander le retour du père de famille.
"L'UMP connaît mon indépendance, les textes ne doivent pas être appliqués de façon rigide", a expliqué M. Aeschlimann.
"Nous sommes ensemble pour nous mobiliser, et mener des actions communes pour le retour de M. Haddaoui, a précisé de son côté M. Pietrasanta. Mais il faut arrêter l'hypocrisie, si M. Aeschlimann voulait vraiment bouger, il pourrait prendre son téléphone et s'adresser à son pote Sarko".
Un millier de cartes, avec des dessins et des mots des enfants de M. Haddaoui, ont été imprimées et vendues afin d'être envoyées au président Sarkozy.
"Au mois de décembre, nous avions fait une opération du même type, a souligné Alain Luboz, le directeur de l'école, mais n'avons jamais eu de réponse. Nous nous heurtons à un mur de silence de la part des autorités les plus hautes".
Selon son comité de soutien, M. Haddaoui, arrivé en France en 1999, a eu un titre de séjour pour raisons médicales en 2004 et 2005, mais sa demande de régularisation dans le cadre de la circulaire du 13 juin 2006 a été rejetée.
Selon M. Luboz, une requête a été déposée le 22 janvier devant le tribunal administratif de Cergy-Pontoise, qui avait rejeté le recours contre l'arrêté de reconduite à la frontière du père. Elle sera examinée d'ici un mois.

Voir aussi mes notes précédentes sur cet évènement : 26 novembre30 novembre.

01.12.2007

Asnières se mobilise pour le retour de M.Haddaoui

2fc33a0b5aee3a8974a373ab298828a4.jpgUne belle unité ce samedi devant la mairie d'Asnières. Le maire avait convaincu ses colistiers de braver la politique officielle de leur chef (et notre président à tous...) et de participer à une manifestation pour demander le retour en France de Monsieur Haddaoui.
Il s'est ainsi rallié à la positions des élus socialistes ; rappelons que Sébastien Pietrasanta et moi-même étions parmi les premiers mobilisés pour cette famille, aux côtés des associations de soutien, des parents d'élèves et des enseignants.

Ces derniers étaient bien représentés ce matin. A noter également, la présence d'enfants des écoles, camarades de classe des deux enfants scolarisés de la famille Haddaoui.

Les discours ont souligné la démarche volontaire d'intégration de cette famille, ainsi que l'injustice qui les touche car ils remplissaient toutes les conditions pour avoir un titre de séjour (travail, logement, enfants scolarisés, bonne intégration). Hélas, il y a déjà une semaine que M.Haddaoui a été expulsé vers le Maroc, sa femme et ses trois enfants restant dans la détresse et la peur.
En tant qu'administratrice du Centre Communal d'Action Sociale, je suis intervenue pour que la ville attribue immédiatement une aide d'urgence à Madame Haddaoui, ce qui a été accepté par le maire.

Une première manifestation avait déjà eu lieu à Asnières pour cette famille, à l'occasion de la Journée des Droits de l'Enfant. Madame Rama Yade Secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme y était annoncée et cela aurait été l'occasion de la sensibiliser au dossier Haddaoui, mais elle ne s'est finalement pas déplacée. Contacté au téléphone, le cabinet de Madame Yade a fait savoir qu'elle n'était pas concernée (s'occupant uniquement des Droits de l'Homme à l'Etranger et non en France !) et que le dossier avait été transmis à son collègue Monsieur Hortefeux... sans commentaire.

voir aussi communiqué de l'Ecole Mauriceau

Signez la pétition en ligne pour le retour de M.Haddaoui. 

30.11.2007

Le maire d'Asnières et son opposant pour le retour d'un expulsé marocain

Dépêche AFP du 29.11.2007 concernant M.Haddaoui

NANTERRE, 29 nov 2007 (AFP) - Le maire UMP d'Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine) Manuel Aeschlimann et son principal opposant PS, Sébastien Pietrasanta, réclament ensemble le retour d'un sans-papier marocain, père de trois enfants, qui a été expulsé vers le Maroc il y a une semaine.

"Au delà des clivages politiques et de toutes compétitions électorales", le maire et M. Pietrasanta qui s'affronteront lors des municipales de mars 2008, "ont décidé de s'associer pour demander, ensemble, le retour de M.Mohamed Haddaoui auprès de sa famille", précise un communiqué de la mairie. Les deux adversaires, qui ne se font généralement pas de cadeaux au niveau local, rappellent que Mohamed Haddaoui, 42 ans, est "arrivé en France en 1999 et vivait à Asnières avec ses trois enfants". Le plus jeune, de 8 mois, est né en France et les deux autres, âgés de 7 et 12 ans, sont scolarisés à Asnières.
Selon MM. Aeschlimann et Pietrasanta, Mohammed Haddaoui "a prouvé son attachement à la France".

Le cas de ce Marocain en situation irrégulière, arrêté 7 novembre à la station de métro Asnières-Gennevilliers, avait mobilisé des enseignants, des parents d'élèves, et le directeur de l'école primaire Mauriceau d'Asnières où est scolarisé un enfant de M. Haddaoui. Une semaine après son arrestation, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise avait rejeté le recours contre l'arrêté préfectoral de reconduite à la frontière (APRF) le visant. Selon son comité de soutien, M. Haddaoui avait eu un titre de séjour pour raisons médicales en 2004 et 2005, mais sa demande de régularisation dans le cadre de la circulaire du 13 juin 2006, destinée aux parents d'enfants scolarisés, avait été rejetée. Lundi, la préfecture des Hauts-de-Seine avait précisé que l'épouse de M. Haddaoui et ses trois enfants s'étaient "vu proposer un dispositif d'aide financière au retour".

26.11.2007

Expulsion d’un père de famille d’Asnières

Communiqué du collectif de soutien à la famille HADDAOUI (affiché dès samedi 24 novembre à l'école Mauriceau)

L’impensable a été franchi. M.Haddaoui, père de famille de 3 enfants dont un scolarisé à l’école Mauriceau, a bien été expulsé hier soir 23 novembre à 21h05 de Roissy vers Casablanca. L'embarquement, tenu secret jusqu’au dernier moment s'est fait à 20h57.
Le comité de soutien réunissant des personnes de tous horizons (associations à caractère humanitaire, élus d’opposition et quelques uns de la majorité, professeurs, instituteurs, parents d’élèves, habitants asnièrois) ressent un sentiment d’injustice face à la décision brutale et aveugle d’un ministère enfermé dans une logique comptable et relayé par des fonctionnaires d’autorité zélés. Ces agissements (dénonciation, traque, expulsions) font resurgir dans les mémoires de tristes événements de l’histoire de notre pays.
Dimanche, un tract sera distribué sur le marché pour informer la population et collecter en faveur de la maman et les 3 enfants laissés sans ressource et qui ne l’oublions pas sont encore en France.
Désormais, un combat s’engage maintenant pour le retour de M.Haddaoui et obtenir une régularisation afin que ses enfants puissent poursuivre leur scolarité en France. Notre pays a ratifié la Convention des Droits de l'Enfant. A ce titre, elle se doit de préserver l'intégrité des familles et non de les détruire. Le comité de soutien exige que les autorités compétentes doivent réviser ce dossier de toute urgence avec bienveillance et humanité.

Signez la pétition en ligne pour le retour de M.Haddaoui.

22.11.2007

Période sombre à la mairie d'Asnières : le vent serait-il en train de tourner ?

Alors que le maire ne donne toujours aucun signe de vouloir publier le rapport de la Chambre Régionale des Comptes avant les élections municipales, il se fait épingler dans Le Parisien, et la pétition lancée par Sébastien Pietrasanta compte à ce jour plus de 650 signatures, de nouvelles déconvenues viennent charger la barque...LeParisien 22.11.07.jpg

- Le premier adjoint de Manuel Aeschlimann vient, cette semaine, d'être condamné à payer 12 000 € pour diffamation dans un des multiples rebondissements de l'affaire Elahi. Evidemment il fait appel. Outre les frais d'impression et de diffusion des 40 000 exemplaires du document incriminé, sachez que c'est le budget de la ville qui supporte les frais d'avocat et de procédure. Exigeons qu'au moins l'amende et les dommages et intérêts soient réglés par le responsable lui-même ! En quoi les Asniérois devraient-ils supporter le prix des réglements de compte personnels du maire et de ses amis ? Gageons que la Chambre Régionale des Comptes s'est penchée sur l'explosion des frais d'avocats et de procédure sous le mandat Aeschlimann... 

- Rama Yade a annulé sa visite à Asnières mardi 20 novembre dernier. La présence de la Secrétaire d'État aux Droits de l'Homme était annoncée officiellement par la mairie, à l’occasion de la Journée Internationale des Droits de l'Enfant. Est-ce à cause du climat sulfureux qui se dégage de la ville ces derniers temps ? Est-ce à cause de la mobilisation en faveur de la famille HADDAOUI ? L'histoire ne le dit pas, mais avec l'affaire des expulsés du Nouvel Hôtel, Asnières ne brille pas par son exemplarité en matière de Droits de l'Enfant, et Rama Yade ne peut l'ignorer... Son absence et son silence en disent long.

Une manifestation avait lieu mardi devant l'Hôtel de Ville d'Asnières pour protester contre l'incarcération de ce père de famille asniérois en instance d'expulsion vers le Maroc, et pour soutenir sa femme et ses 3 enfants (dont un bébé né en France et deux aînés scolarisés à Asnières). J'ai personnellement écrit au Préfet des Hauts-de-Seine dès que j'ai eu connaissance de cette situation dramatique. Une pétition est ouverte en ligne :pétition du Réseau Education Sans Frontières