22.03.2008

Asnières enfin libre !

De toute la France, on avait regardé avec consternation le Conseil municipal du 13 décembre 2007, dernière représentation du cirque UMP à Asnières.

Aujourd'hui, de toute la France, on a pu assister en direct à l'installation du nouveau Conseil, et à l'élection du nouveau maire, Sébastien Pietrasanta. La démocratie est de retour à Asnières.

Cette élection n'aurait pas été possible sans le large rassemblement que notre maire a su créer autour de lui. Il sera dorénavant le maire de toutes les Asniéroises et tous les Asniérois. Les nouveaux élus, adjoints et conseillers municipaux délégués, ne manquent pas de travail. La tâche sera rude mais nous sommes courageux, nous l'avons montré, je crois, lors de ces derniers mois. Et surtout nous avons la conscience aigue que rien n'est acquis, que tout est à faire, et que les citoyens comptent maintenant sur nous pour mettre en œuvre les mesures innovantes imaginées.

J'ai été nommée adjointe au maire, en charge de l'Habitat et du Développement Durable. Laurent Guillard, conseiller municipal délégué et responsable des Verts d'Asnières, sera, à mes côtés, chargé des circulations douces et de l'Agenda 21 de la ville. J'ai appris à l'apprécier au long de la campagne cantonale où il était mon suppléant, et je suis heureuse de partager ce projet avec lui, pour une ville durable et plus juste !

Le film du Conseil municipal du 22 mars 2008 est sur le site de la ville d'Asnières

15.12.2007

Dernière représentation du cirque UMP à Asnières

Le Conseil municipal du 13 décembre a atteint des abîmes... LeParisien 15.12.07.jpg

Le maire et son équipe, impuissants face au chahut de leur ancien colistier, tentèrent de dérouler en force l'ordre du jour dans le vacarme du mégaphone de M.Semoun et de sa sirène hurlante - mégaphone bien connu, qui nous avait valu l'intervention de la Brigade Anti Criminalité (BAC) en plein Conseil le 28/09/2006, et brandi depuis régulièrement par des élus de l'opposition de droite qui refusent qu'on leur coupe le micro...

Nous, les élus socialistes, nous avons, comme d'habitude, abordé les débats de fond. A lire, le bilan de la mandature par Sébastien Pietrasanta , en ligne sur son blog. Quant à moi je me suis attachée à analyser le rapport sur l'urbanisme : petite enfance, écoles, parkings souterrains... des questions qui restent hélas non résolues malgré les nombreux projets d'urbanisme du maire depuis 7 ans.

A noter, les premières minutes du Conseil furent, elles, positivement mémorables avec le vote à une très large majorité d'un voeu pour le retour de M.Haddaoui (voir à ce sujet ma note du 1/12/2007 et le communiqué du 30/11/2007). On dit en ville que le retard de Cyrille Déchenoix, arrivé en Conseil avec 3/4h de retard et donc après le vote de ce voeu, ne serait pas un hasard...

Quant à moi, je me désole qu'on ait attendu l'expulsion de M.Haddaoui pour prendre conscience de la réalité des lois Hortefeux, et des situations inhumaines auxquelles elles conduisent des milliers de familles, aujourd'hui, dans notre pays. J'avais il y a un an déjà sollicité à deux reprises le Conseil municipal pour soutenir plusieurs familles asniéroises sans papiers, elles aussi en voie d'intégration et avec des enfants scolarisés. La majorité municipale avait alors traité cette question avec la plus grande indifférence, voire une pointe de mépris. Une mobilisation forte des élus dès l'an dernier aurait peut-être évité d'en arriver là.

Lire mon intervention :urbanisme CM 13 12 07.rtf

12.12.2007

Conseil municipal du 13 décembre 2007

Demain, dernier Conseil municipal de la mandature. De nouveaux élus siégeront la prochaine fois, c'est une certitude. Quant à savoir qui sera à quel poste... les citoyens en décideront les 9 et 16 mars prochain !

La ZAC Bords de Seine et ses équipements étant une fois de plus à l'ordre du jour, c'est l'occasion pour moi de rappeler mon intervention du 30 juin 2005, toujours d'actualité...

"Nul besoin, j’imagine, de vous rappeler que nous avons voté contre la création de la ZAC privée dite « Asnières-Bord de Seine ». En effet, nous estimons que confier à un aménageur privé l’aménagement d’un nouveau quartier de ville n’est pas la meilleure façon de défendre l’intérêt général.
S’agissant d’un projet qui se pèse en dizaines de millions d’euros, qui peut croire qu’une société  privée se lance dans l’aventure sans en attendre de substantiels bénéfices ? Et puisque l’opération est rentable par construction, dans ce cas pourquoi la collectivité publique n’en assurerait-elle  pas elle-même la Maîtrise d’Ouvrage ?

Je ne reviendrai pas sur l’appel à candidatures, qui apparaîtrait comme de pure forme pour tout observateur éclairé, sachant, comme vous nous l’avez dit depuis le début, qu’une promesse de vente est déjà signée. Pour mémoire : le choix s’est effectué entre 2 candidats : la SAS du Quai Aulagnier (filiale de la société GESTEC, capital 37 000 euros) et la SEM 92 (24 actionnaires dont le Conseil Général des Hauts de Seine, la Caisse des Dépôts et Consignations, la Région Ile de France...). On est en droit de se demander si la réponse de la SEM 92 n’était pas une réponse de courtoisie. Etonnant qu’elle ait présenté un dossier si insuffisant (à lire le rapport d’analyse des offres, c’est ce que l’on comprend), elle qui a tant de références dans les aménagements de quartiers : Bois-Colombes, Clamart, Gennevilliers, Neuilly sur Seine, Le Plessis Robinson, Courbevoie, Suresnes...
Pour ce qui nous concerne, lors de la commission d’appel d’offre, nous avons choisi de ne pas prendre part au vote.

Mais passons : puisque vous poursuivez ce projet coûte que coûte, nous avons pris la peine d’examiner en détail la convention d’aménagement qui nous est soumise ce soir.
Revenons sur le nombre de logements sociaux, dont nous avons déjà plusieurs fois débattu, et dont on nous avait assuré qu’il serait supérieur au minimum légal, et en tout état de cause dans une fourchette de 20 à 25% du nombre total de logements de la ZAC.
Hélas, le projet de convention stipule seulement « un minimum de 20 % de logements sociaux ».
Nous pensons qu’il faut mettre la barre plus haut, ne serait-ce que pour compenser la démolition des Gentianes, et parce que 2700 familles sont toujours en attente d’un logement.

Concernant la scolarisation des enfants, le projet de convention ne répond pas non plus aux questions que nous avions soulevées. Le nombre de classes à construire par l’aménageur reste fixé à 20, alors que l’étude d’impact fait apparaître à moyen terme le besoin de 25 classes maternelle et primaire. Par ailleurs, nous déplorons qu’il ne soit toujours pas prévu de demander à l’aménageur de financer une partie du futur collège, rendu plus que nécessaire par l’afflux des nouveaux habitants.

Enfin, concernant les délais de réalisation, l’aménageur paraît d’avance couvert pour ses futurs retards. En effet, la liste des « causes légitimes », « cas de force majeure », « motifs légitimes et sérieux » dont peut se prévaloir l’aménageur pour justifier un retard est beaucoup trop longue ! On y trouve pêle mêle et entre autres : les intempéries, les grèves de toute nature, le traitement de la pollution, les accidents de chantiers ! Évènements dont l’occurrence est déjà quasi certaine sur la durée du projet...
Un paragraphe qui, de plus, se termine par des points de suspension. Sans doute est-ce pour laisser la porte ouverte à d’autres aléas, susceptibles de justifier encore davantage de retard ?

Alors, vous le savez, nous ne partageons pas votre vision de ce futur quartier, et nos orientations auraient été différentes, comme j’ai eu l’occasion de l’exposer en ces lieux à plusieurs reprises. Cependant, puisque vous avancez malgré tout, notre rôle sera de défendre les intérêts de nos concitoyens.
On sait que les conventions, comme les contrats de mariage, ne servent que lorsque les choses se passent mal.
Ce projet de convention nous paraît trop léger pour protéger correctement les intérêts de la ville en cas de retard, ou de défaillance de l’aménageur. Nous vous demandons de bien vouloir ré-examiner et amender ce texte en fonction de nos remarques.
Dans le cas contraire, nous voterons contre."