05.03.2008

"Mauvaises masnières" : le Canard Enchaîné se paie le maire d'Asnières

1442918005.jpgLe Canard Enchaîné dans son numéro 4558 du 5 mars 2008 dévoile les méthodes un peu particulières de notre maire sortant...

"Grand pote de Sarkozy, moins connu que son voisin Balkany mais tout aussi folklorique, le maire sortant d'Asnières-sur-Seine, Manuel Aeschlimann, tambouille sa com' comme personne. Son dernier coup: la vraie-fausse reproduction, sur papier glacé et en couleurs, d'un article du magazine "Capital" qui décernait un carton rouge à la gestion de la ville. Sur le tract d'Aeschlimann, qui n'en retient que le passage le moins assassin, cela donne : "Asnières, deuxième ville la mieux classée de France pour sa gestion financière." Et roulez jeunesse !

Même manip' sur son journal de campagne- Aeschlimann en a sorti quatre numéros-, sans compter les tracts et un DVD distribué à chaque Asniérois... L'un des numéros reproduit ce qui ressemble à un article du "Monde" mais qui n'est en réalité qu'un droit de réponse du maire paru dans ce journal.

Le plus drôle est qu'à la mondre critique sur sa gestion le candidat UMP crie à la manipulation de l'info. Dans un tract - encore un ! - de décembre, Aeschlimann dénonçait la diffusion d'un "faux rapport" de la chambre régionale des comptes. On le cherche encore... Le vrai rapport, qu'a lu "Le Canard", est accablant pour la gestion du maire sortant : dette en flèche, frais d'avocat délirants, voitures de fonction pompant plus d'essence que le réservoir ne peut en contenir...

Moins équipé, le candidat socialiste, Sébastien Pietrasanta, fait campagne, depuis le 25 février, sans répertoire téléphonique. L'accusant de les prendre en photo, des partisans du maire lui ont piqué la carte mémoire de son téléphone.

Et le 9 mars, ils vont lui piquer sa carte d'électeur ?"

27.02.2008

Le maire d'Asnières ridiculisé par Capital

L'article cité ayant été modifié sur le site de Capital dans la journée du 27 février (mais à la demande de qui ????), certains termes ayant été changés, afin d'éviter tout problème je me vois également obligée de modifier les citations de ma note ci-dessous.

Sur le site de Capital, on épingle le maire d'Asnières qui diffuse dans toute la ville un tract interprétant à sa façon le dossier de notation des 100 premières villes de France paru dans le numéro de Capital de février. Alors que le maire se proclame dans son tract "2ème ville mieux classée de France pour sa gestion financière", le magazine précise que "Manuel Aeschlimann, a reproduit sur des tracts électoraux les conclusions de l'enquête qui l’arrangeaient (modération des dépenses de fonctionnement par habitant, par exemple), passant sous silence celles qui ne donnaient pas une image flatteuse de sa gestion (augmentation de 45,62% de l’endettement par habitant depuis 2001, alourdissement de la pression fiscale)".

Décidément ce n'est pas seulement un feu rouge mais aussi un carton rouge que mérite notre maire sortant...

03.02.2008

La mobilisation continue pour la famille Haddaoui

dépêche AFP du 2 février 2008 

Les candidats UMP et PS à la l'élection municipale à Asnières se sont joints samedi matin à une manifestation de soutien à un père sans-papiers marocain, expulsé en novembre 2007, devant l'école primaire fréquentée par sa fille.
Mohamed Haddaoui, 42 ans, avait été arrêté puis expulsé le 26 novembre, en dépit d'une mobilisation d'enseignants et de parents d'élèves.
A la sortie des classes de l'école primaire Mauriceau, au milieu des parents et d'une quinzaine de personnes du collectif de soutien au père expulsé, se trouvaient le député maire UMP Manuel Aeschlimann, et le conseiller régional et municipal PS, Sébastien Pietrasanta, co-signataires d'un communiqué pour demander le retour du père de famille.
"L'UMP connaît mon indépendance, les textes ne doivent pas être appliqués de façon rigide", a expliqué M. Aeschlimann.
"Nous sommes ensemble pour nous mobiliser, et mener des actions communes pour le retour de M. Haddaoui, a précisé de son côté M. Pietrasanta. Mais il faut arrêter l'hypocrisie, si M. Aeschlimann voulait vraiment bouger, il pourrait prendre son téléphone et s'adresser à son pote Sarko".
Un millier de cartes, avec des dessins et des mots des enfants de M. Haddaoui, ont été imprimées et vendues afin d'être envoyées au président Sarkozy.
"Au mois de décembre, nous avions fait une opération du même type, a souligné Alain Luboz, le directeur de l'école, mais n'avons jamais eu de réponse. Nous nous heurtons à un mur de silence de la part des autorités les plus hautes".
Selon son comité de soutien, M. Haddaoui, arrivé en France en 1999, a eu un titre de séjour pour raisons médicales en 2004 et 2005, mais sa demande de régularisation dans le cadre de la circulaire du 13 juin 2006 a été rejetée.
Selon M. Luboz, une requête a été déposée le 22 janvier devant le tribunal administratif de Cergy-Pontoise, qui avait rejeté le recours contre l'arrêté de reconduite à la frontière du père. Elle sera examinée d'ici un mois.

Voir aussi mes notes précédentes sur cet évènement : 26 novembre30 novembre.

25.01.2008

Grève des enseignants : le service minimum en question

L'application d'un "service minimum" d'accueil dans les écoles, voulu par le président, pose de gros problèmes aux municipalités. En effet, cette mesure devait être lancée (après concertation) à compter de la rentrée 2008. Or à la dernière minute, le ministre a annoncé que ce "service minimum" devait s'appliquer à la grève du 24 janvier. Seules 10% des communes se sont portées volontaires pour l'expérience. En effet, accueillir les enfants dans de bonnes conditions suppose d'organiser des "garderies", en recourant à des animateurs compétents et formés, en nombre suffisant, sans savoir précisément à l'avance combien d'enseignants seront grévistes et combien d'enfants seront à accueillir... Tâche compliquée par le fait que les animateurs sont eux aussi employés municipaux (donc fonctionnaires) et étaient, par conséquent, également appelés à la grève le 24 janvier. Encore une sacrée patate chaude que l'Etat Sarkozy vient de repasser aux communes : en effet, ce n'est pas aux collectivités locales d'assumer les conséquences des conflits sociaux entre l'Etat et ses fonctionnaires.

Un communiqué de la mairie d'Asnières, signé du Premier Adjoint, affiché devant les écoles, précisait qu'à titre "exceptionnel et expérimental" le dispositif serait testé à Asnières ce 24 janvier, mais appelait tout de même les familles à rechercher toute solution de garde alternative. Ce communiqué dénonçait "l'Etat (qui) demande aux communes d'assumer des missions qui ne relèvent pas de leurs compétences"... Encore une fois (voir l'affaire de la famille Haddaoui) le maire d'Asnières se retrouve en porte à faux avec le gouvernement qu'il soutient en tant que député...

10.12.2007

Rapport de la Chambre Régionale des Comptes : panique à bord

Embarrassé par le rapport de la Chambre Régionale des Comptes sur sa gestion municipale, le maire a tout d'abord refusé de le rendre public, comme la loi l'y autorisait, en organisant un Conseil municipal avant le 1er décembre.

Malgré la pression de nombreux élus et citoyens (plus d'un millier de signatures, du jamais vu à Asnières), il a refusé d'assumer publiquement, avant les élections, les critiques des magistrats indépendants de la Chambre Régionale des Comptes : pourquoi ?

Maintenant que la presse a pu se procurer le rapport et en divulguer les aspects les plus gênants pour la municipalité, le maire menace de procès tout ceux qui feraient état de ces articles ! (et devinez qui paiera les avocats de la mairie pour ces éventuels futurs procès ?)

Par ailleurs il lance une rumeur : le rapport qui aurait été communiqué à la presse serait un faux. Grotesque ! Pensez-vous que des journaux sérieux comme Le Parisien, Le Nouvel Observateur, (ou encore l'AFP !) prendraient le risque de publier de telles informations sans vérifier minutieusement leurs sources ?

Enfin, le maire prétend être empêché par la loi de se défendre sur le fond du rapport (mais concernant le "faux" ou le vrai rapport ?...), car la loi interdit comme on l'a vu, la publication de ce rapport dans les 3 mois qui précèdent l'élection municipale... A qui d'autre qu'à lui doit-il s'en prendre ? Lui qui a tenté de garder secret ce que tous les citoyens ont le droit de connaître : le vrai bilan de leur ville.

L'erreur est humaine, encore faut-il accepter, lorsque l'on est un élu aux responsabilités importantes, d'assumer publiquement ses erreurs. En tentant d'esquiver le débat public, le maire a montré sa faiblesse sur le fond.

04.12.2007

Chambre Régionale des Comptes : la presse dévoile un rapport embarrassant pour la municipalité

Le maire d'Asnières a tenté de garder secret le rapport de la Chambre Régionale des Comptes qui passe au crible sa gestion municipale.
Il a refusé d'organiser un Conseil municipal pour publier en toute légalité et en toute transparence ce rapport avant les élections municipales, malgré le millier de signatures recueilli par notre pétition.

C'était sous estimer l'ingéniosité des journalistes. La presse révèle aujourd'hui les grandes lignes de ce rapport (Le Parisien, Libération, France Bleue Ile de France...), et on comprend mieux pourquoi il embarrasse tant Manuel Aeschlimann : de "graves irrégularités" semblent avoir été relevées.

Je regrette profondément qu'une fois de plus, par son obstination à refuser la transparence et le débat démocratique, le maire d'Asnières fasse parler de notre ville dans la rubrique scandales. Il eût mieux valu affronter les critiques de face.

Souhaitons qu'en mars prochain, nos concitoyens élisent quelqu'un de plus courageux... 

01.12.2007

Asnières se mobilise pour le retour de M.Haddaoui

2fc33a0b5aee3a8974a373ab298828a4.jpgUne belle unité ce samedi devant la mairie d'Asnières. Le maire avait convaincu ses colistiers de braver la politique officielle de leur chef (et notre président à tous...) et de participer à une manifestation pour demander le retour en France de Monsieur Haddaoui.
Il s'est ainsi rallié à la positions des élus socialistes ; rappelons que Sébastien Pietrasanta et moi-même étions parmi les premiers mobilisés pour cette famille, aux côtés des associations de soutien, des parents d'élèves et des enseignants.

Ces derniers étaient bien représentés ce matin. A noter également, la présence d'enfants des écoles, camarades de classe des deux enfants scolarisés de la famille Haddaoui.

Les discours ont souligné la démarche volontaire d'intégration de cette famille, ainsi que l'injustice qui les touche car ils remplissaient toutes les conditions pour avoir un titre de séjour (travail, logement, enfants scolarisés, bonne intégration). Hélas, il y a déjà une semaine que M.Haddaoui a été expulsé vers le Maroc, sa femme et ses trois enfants restant dans la détresse et la peur.
En tant qu'administratrice du Centre Communal d'Action Sociale, je suis intervenue pour que la ville attribue immédiatement une aide d'urgence à Madame Haddaoui, ce qui a été accepté par le maire.

Une première manifestation avait déjà eu lieu à Asnières pour cette famille, à l'occasion de la Journée des Droits de l'Enfant. Madame Rama Yade Secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme y était annoncée et cela aurait été l'occasion de la sensibiliser au dossier Haddaoui, mais elle ne s'est finalement pas déplacée. Contacté au téléphone, le cabinet de Madame Yade a fait savoir qu'elle n'était pas concernée (s'occupant uniquement des Droits de l'Homme à l'Etranger et non en France !) et que le dossier avait été transmis à son collègue Monsieur Hortefeux... sans commentaire.

voir aussi communiqué de l'Ecole Mauriceau

Signez la pétition en ligne pour le retour de M.Haddaoui. 

30.11.2007

Le maire d'Asnières et son opposant pour le retour d'un expulsé marocain

Dépêche AFP du 29.11.2007 concernant M.Haddaoui

NANTERRE, 29 nov 2007 (AFP) - Le maire UMP d'Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine) Manuel Aeschlimann et son principal opposant PS, Sébastien Pietrasanta, réclament ensemble le retour d'un sans-papier marocain, père de trois enfants, qui a été expulsé vers le Maroc il y a une semaine.

"Au delà des clivages politiques et de toutes compétitions électorales", le maire et M. Pietrasanta qui s'affronteront lors des municipales de mars 2008, "ont décidé de s'associer pour demander, ensemble, le retour de M.Mohamed Haddaoui auprès de sa famille", précise un communiqué de la mairie. Les deux adversaires, qui ne se font généralement pas de cadeaux au niveau local, rappellent que Mohamed Haddaoui, 42 ans, est "arrivé en France en 1999 et vivait à Asnières avec ses trois enfants". Le plus jeune, de 8 mois, est né en France et les deux autres, âgés de 7 et 12 ans, sont scolarisés à Asnières.
Selon MM. Aeschlimann et Pietrasanta, Mohammed Haddaoui "a prouvé son attachement à la France".

Le cas de ce Marocain en situation irrégulière, arrêté 7 novembre à la station de métro Asnières-Gennevilliers, avait mobilisé des enseignants, des parents d'élèves, et le directeur de l'école primaire Mauriceau d'Asnières où est scolarisé un enfant de M. Haddaoui. Une semaine après son arrestation, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise avait rejeté le recours contre l'arrêté préfectoral de reconduite à la frontière (APRF) le visant. Selon son comité de soutien, M. Haddaoui avait eu un titre de séjour pour raisons médicales en 2004 et 2005, mais sa demande de régularisation dans le cadre de la circulaire du 13 juin 2006, destinée aux parents d'enfants scolarisés, avait été rejetée. Lundi, la préfecture des Hauts-de-Seine avait précisé que l'épouse de M. Haddaoui et ses trois enfants s'étaient "vu proposer un dispositif d'aide financière au retour".

22.11.2007

Période sombre à la mairie d'Asnières : le vent serait-il en train de tourner ?

Alors que le maire ne donne toujours aucun signe de vouloir publier le rapport de la Chambre Régionale des Comptes avant les élections municipales, il se fait épingler dans Le Parisien, et la pétition lancée par Sébastien Pietrasanta compte à ce jour plus de 650 signatures, de nouvelles déconvenues viennent charger la barque...LeParisien 22.11.07.jpg

- Le premier adjoint de Manuel Aeschlimann vient, cette semaine, d'être condamné à payer 12 000 € pour diffamation dans un des multiples rebondissements de l'affaire Elahi. Evidemment il fait appel. Outre les frais d'impression et de diffusion des 40 000 exemplaires du document incriminé, sachez que c'est le budget de la ville qui supporte les frais d'avocat et de procédure. Exigeons qu'au moins l'amende et les dommages et intérêts soient réglés par le responsable lui-même ! En quoi les Asniérois devraient-ils supporter le prix des réglements de compte personnels du maire et de ses amis ? Gageons que la Chambre Régionale des Comptes s'est penchée sur l'explosion des frais d'avocats et de procédure sous le mandat Aeschlimann... 

- Rama Yade a annulé sa visite à Asnières mardi 20 novembre dernier. La présence de la Secrétaire d'État aux Droits de l'Homme était annoncée officiellement par la mairie, à l’occasion de la Journée Internationale des Droits de l'Enfant. Est-ce à cause du climat sulfureux qui se dégage de la ville ces derniers temps ? Est-ce à cause de la mobilisation en faveur de la famille HADDAOUI ? L'histoire ne le dit pas, mais avec l'affaire des expulsés du Nouvel Hôtel, Asnières ne brille pas par son exemplarité en matière de Droits de l'Enfant, et Rama Yade ne peut l'ignorer... Son absence et son silence en disent long.

Une manifestation avait lieu mardi devant l'Hôtel de Ville d'Asnières pour protester contre l'incarcération de ce père de famille asniérois en instance d'expulsion vers le Maroc, et pour soutenir sa femme et ses 3 enfants (dont un bébé né en France et deux aînés scolarisés à Asnières). J'ai personnellement écrit au Préfet des Hauts-de-Seine dès que j'ai eu connaissance de cette situation dramatique. Une pétition est ouverte en ligne :pétition du Réseau Education Sans Frontières


17.11.2007

Faut-il démolir ce pavillon remarquable ?

a7d3372be2bc7bc1c61456c87f215a05.jpgLa mairie d'Asnières a annoncé son intention d'acheter le pavillon situé 94 boulevard Voltaire pour le démolir. Lors du Conseil municipal du 27 septembre dernier, nous avons interrogé le maire sur ses intentions : démolir, mais pour quoi faire ?

Réponse : le but est d'agrandir le square des impressionnistes de quelques centaines de m2.

Je concède que ce square est bien trop petit par rapport à la composition des familles du quartier Métro, je l’ai déjà évoqué. Mais il est un peu tard pour s’en apercevoir, et, hélas, cette surface supplémentaire n’y changera pas grand-chose.

Rappelons que l'actuel propriétaire s'était battu au moment de la création de la ZAC Métro il y a une dizaine d'années pour préserver ce pavillon centenaire, déjà dans le collimateur de la municipalité et des promoteurs. Il ne me semble pas judicieux de démolir aujourd’hui ce pavillon qui fait maintenant partie à part entière du paysage et de l'histoire du quartier.

Nous demandons d’étudier d’autres pistes que la démolition : la reconversion en lieu de convivialité pour les habitants du quartier nous semblerait à privilégier : halte garderie, maison de jeunes, bibliothèque, ou même restaurant avec terrasse sur le square… les idées ne manquent pas si l'on se donne la peine d'écouter les souhaits des habitants...

Toutes les notes