10.02.2009

Perturbations de la ligne 13 : la RATP veut culpabiliser les voyageurs

ligne13.jpgScandaleuse campagne de communication actuellement sur la ligne 13 du métro (Asnières - Gennevilliers - St Denis – Châtillon) : la RATP tente de faire porter la responsabilité des incidents permanents sur les voyageurs !

Des messages appelant au civisme « retenir les portes, c’est retenir le train », «  préparer ma sortie facilite ma descente », « une seconde perdue en station = retard sur toute la ligne » sont affichés dans les rames et les stations. Ce n’est pas tout : de ridicules "hommes-sandwiches" coiffés d’écrans plats, chronomètrent le temps d’arrêt à la station Saint Lazare, et viennent compléter le déploiement de « pousseurs », présents déjà depuis quelques mois.
Cette déplorable trouvaille marketing ne va pas dans le sens de l’apaisement des utilisateurs, excédés par les disfonctionnements incessants de cette ligne. Subir plusieurs fois par semaine retards et perturbations, voyager entassés matin et soir, voilà ce que nous vivons avec la ligne 13.
Ce ne sont pas les jolies couleurs et les jolis dessins des agences de comm’ qui vont réussir à faire passer la pilule.
Ligne la plus chargée du réseau parisien, matériel vieillissant et de qualité insuffisante ; le prolongement ouvert en juin 2008 - bien que nécessaire pour le désenclavement des Hauts d’Asnières - n’a fait qu’aggraver la situation. Il aurait été indispensable de moderniser la ligne avant de la prolonger, de façon à pouvoir absorber l’inévitable augmentation du trafic. Tout le monde le savait, mais hélas, l’aveuglement a prévalu.

Il est inadmissible de vouloir aujourd’hui faire assumer ces problèmes aux usagers.

Nous ne sommes pas dupes : ce sont bien des pannes de signalisation ou des avaries matériels qui sont à l’origine de la plupart des incidents de la ligne. D’autres retards sont dus à des malaises, car voyager à 10 au m2 peut effectivement se révéler risqué pour certaines personnes…
Nous ne prenons pas le métro aux heures de pointes par plaisir, mais parce que nos horaires de travail nous l’imposent !
Alors, oui, faire circuler des rames vides serait beaucoup plus simple pour les « grands techniciens » de la RATP… mais ils ne doivent pas oublier que leur mission est d’être un « service public », et que c’est à eux de trouver des solutions aux problèmes de la ligne 13...

23.01.2008

Valoriser les déchets : l'enjeu des 50 prochaines années

213d41745d766958fa983dcb2e469640.jpgChaque Francilien "produit" chaque année en moyenne presque 500 kilos de déchets, ce qui représente par exemple, rien que pour la ville d'Asnières environ 42 000 tonnes par an...

L'enjeu des cinquantes prochaines années sera non seulement de réduire cette quantité de déchets (par exemple en supprimant les emballages multiples lorsqu'ils ne sont pas indispensables), mais également de savoir les valoriser. Aujourd'hui seulement 15% de nos déchets sont valorisés ! Notre société de consommation doit donc très rapidement se transformer en une société de transformation.

De nombreuses idées sont testées partout dans le monde pour réduire et valoriser les déchets. En Inde, une chercheuse nommée Alka Zadgaonkar a déposé le brevet d'un catalyseur permettant de retransformer des plastiques en carburant. Elle estime que si la moitié des déchets plastiques de l’Inde étaient recyclés, cela représenterait une production de 2,5 millions de litres d'essence par jour. Le tout pour un coût total de production estimé à 20 centimes d’euro par litre... (lire l'article)

Les déchets verts et bio-dégradables peuvent bien-sûr être traités localement beaucoup plus facilement : de nombreuses villes ont déjà mis en place une production de compost centralisée. Les habitants y déposent leurs déchets triés et peuvent en retour bénéficier d'un poids équivalent de compost... solution bien plus intéressante que l'installation individuelle de bacs à compost, peu pratiques et peu agréables dans nos jardins urbains souvent de petite taille... voire sur nos balcons ! Notons aussi la collecte des sapins "usagés" après Noël dans les squares parisiens ; broyés ils sont réutilisés sur place, ce qui est - économiquement et écologiquement - beaucoup plus intéressant que de les transférer dans un incinérateur pour les brûler.

Au delà de l'objectif développement durable, à l'échelle d'une ville comme Asnières, mieux gérer collectivement nos déchets sera une source d'économies, car la collecte est un poste très important du budget de la ville.

Le Conseil régional d'Ile de France se lance dans un "plan régional d'élimination des déchets", souhaitons que la ville d'Asnières ne tarde pas à s'emparer de cet enjeu d'avenir.

21.10.2007

Asnières : à quand de vraies pistes cyblables ?

50495cd9086fc2222be3c399817ff683.jpgLe mouvement de grèves des 18 et 19 octobre (d'une ampleur et d'une intensité supérieures aux premiers jours de 95...) m'ont donné l'occasion de me rendre dans Paris à vélo, et ainsi de tester et comparer les aménagements pour les cyclistes dans les villes d'Asnières, Clichy et Paris.
Boulevard Voltaire d'abord, mon point de départ : des pseudos couloirs dédiés, marqués à la peinture il y a plusieurs années (donc largement effacés), et dont les automobilistes n'ont absolument pas conscience. Ils se serrent bien à droite, ne laissant le choix aux cyclistes qu'entre le trottoir et le milieu de la rue. Les deux solutions ont leurs avantages et leurs inconvénients ; les trottoirs ont la largeur d'une voie de circulation et on n'y croise que de rares piétons. En revanche il faut avoir un certain culot pour circuler au beau milieu de la chaussée, mais au moins les conducteurs ne peuvent nous ignorer...
Clichy ensuite, un vrai casse-tête : des voitures à touche-touche, impossible de slalomer sans se payer quelques rétroviseurs et déclencher l'irritation des conducteurs ; le trottoir donc, mais là beaucoup plus de piétons, donc l'obligation de rouler au pas.
Heureusement qu'à partir de la porte de Clichy, on se sent nettement mieux pris en charge.
A Paris, les marquages au sol sont vraiment visibles, et il existe des couloirs dédiés où l'on se sent vraiment en sécurité.
Les Boulevard Magenta et Boulevard de Clichy, notamment, sont des exemples en la matière. Les pistes sont séparées des voitures car elles occupent une petite bande de trottoir, et elles sont bien marquées pour éviter les collisions avec les piétons. Les croisements avec les chaussées sont bien marqués aussi, et du coup les automobilistes font plus attention. Il est vrai qu'il y a aussi beaucoup plus de cyclistes dans Paris (grâce à "Vélib" bien-sûr mais pas seulement), et que l'effet de nombre est plus rassurant.
Je pense que la meilleure solution est donc celle-là : des trottoirs bien larges dont une partie bien précise est réservée aux vélos. Cela évite de se retrouver coincé entre les voitures en stationnements et la file de droite, d'où il faut déboîter à chaque automobiliste en double file... Cela évite aussi de se prendre pour un deux-roues motorisé en circulant à fond sur la gauche de la file de gauche - le cycliste est quand même moins protégé que le motard... et moins rapide aux démarrages !
A Asnières on a vu apparaître un tout nouveau style de pistes cyclables, celles qui se confondent avec la chaussée (cf rue Monstesquieu), là je dois dire que ça laisse perplexe... Voir à ce sujet l'article d'Asniérois.info au mois d'août.
Quelques photos pour illustrer mon propos :
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Boulevard Voltaire et rue Montesquieu à Asnières

19.10.2007

N'abattez pas l'arbre d'Anne Frank

32378f11da9efb321861b4b5ccfd1d4f.jpgL'arbre d'Anne Frank est un marronnier qu'elle pouvait apercevoir depuis la maison où elle vécut cachée avec sa famille pendant plusieurs années, à Amsterdam. Cet arbre symbolisait énormément pour elle, et elle l'évoque à de nombreuses reprises dans son Journal.
Aujourd'hui, cet arbre, dont l'âge est évalué à 150 ans environ, est victime d'une très grave attaque de parasites
Après s’être concerté avec la municipalité, le propriétaire de la maison auquel appartient le jardin a sollicité un permis d’abattage.
Depuis que cet abattage a été annoncé, de nombreuses réactions d'émotion se manifestent, venues du monde entier.
La Maison d’Anne Frank estime que "le repiquage d’une bouture du vieil arbre est ce qui convient le mieux si le marronnier est abattu".

Si vraiment cet abattage se révélait inévitable, je propose que les 200 écoles Anne Frank du monde plantent, le même jour, une bouture du marronnier d'Anne Frank dans leur cour, afin de perpétuer de façon positive la mémoire d'une histoire dramatique hors du commun. A Asnières, je serais très heureuse d'accompagner la maternelle Anne Frank dans ce projet.

A Paris, le jardin Anne Frank, situé impasse Berthaud dans le 3ème a été inauguré le 20 juin dernier. Un greffon de l’authentique marronnier d’Anne Frank a été planté à l'entrée du jardin.

L'arbre d'Anne Frank est également virtuel : un arbre interactif magnifiquement réalisé, qui sert de mémorial pour Anne Frank, à l'initiative de l'actrice britannique Emma Thompson

Voir aussi : la webcam pour l'arbre réel d'Anne Frank

28.09.2007

Bientôt une station de métro Anne Frank à Asnières ?

La proposition que j'ai faite hier soir en Conseil municipal au nom du Groupe socialiste a été adoptée très largement par les élus. Nous soumettons à la RATP le voeu de rendre hommage à Anne Frank en lui dédiant le futur terminus de la ligne 13 "Anne Frank - Les Courtilles".

Avez-vous remarqué que seules deux stations de métro portent le nom d'une femme ? "Louise Michel" et "Pierre et Marie Curie" (d'ailleurs il faut savoir que "Marie" a été ajoutée très récemment à la station "Pierre Curie", certains plans de métro encore en circulation en témoignent...). Il est grand temps de faire avancer la parité dans ce domaine également, qui, s'il ne peut paraître que symbolique, est loin d'être secondaire, car il a justement la force du symbole.

Qui ne connaît pas Anne Frank ? Son histoire tragique est connue dans toute l'Europe. Au nom du devoir de mémoire sur l'holocauste, tous les collégiens français étudient le journal qu'elle a écrit pendant ses années de clandestinité.

Anne Frank est morte à 15 ans, au printemps 1945, en déportation au camp de Bergen-Belsen.

Une école maternelle d'Asnières, à proximité de la future station de métro, porte déjà son nom.

http://www.annefrank.org

27.09.2007

Dossier ANRU "Les Hauts d'Asnières" : privatisation des espaces publics

J'aborderai ce soir en séance le sujet de la "résidentialisation" des quartiers Nord de la ville, un point important et coûteux du projet de rénovation urbaine dit "Les Hauts d'Asnières". La bagatelle de 18 millions d'euros y seront consacrés par l'ANRU. De quoi s'agit-il ? Il est question de partager l'espace public entre les propriétaires des immeubles attenants, c'est à dire en clair que la ville va revendre les abords des résidences aux bailleurs sociaux, pour ne garder que la propriété des rues.

Quel est l'intérêt ? L'intérêt pour la ville, on le voit bien, c'est de se débarasser d'un foncier qu'elle maîtrise mal (il n'est qu'à faire un tour dans ces quartiers pour constater le mauvais aspect général, le manque d'entretien et de nettoyage...). Mais si l'objectif affiché est de remettre en qualité ces espaces, pour les amener au niveau du centre ville (ce que nous souhaitons, évidemment), comment imaginer que les bailleurs vont y parvenir sans augmenter considérablement les charges des locataires ? Et les habitants en auront-ils les moyens ? (poser la question, c'est y répondre, puisqu'hélas ce sont les familles les plus défavorisées qui vivent dans ces quartiers)

On touche là la fin du principe de péréquation qui doit prévaloir dans une collectivité, la fin du principe redistributif de l'impôt. Si les parkings et espaces verts des "Hauts d'Asnières" sont sales et mal entretenus, ce ne sera plus désormais de la responsabilité du maire, mais la faute des locataires qui ne pourront pas en supporter les charges...

Quant au centre ville, lui, gageons qu'il sera quoi qu'il arrive toujours pimpant. Belle leçon d'intérêt général...

25.09.2007

Dossier ANRU "Les Hauts d'Asnières"

Ce jeudi 27 septembre, le Conseil Municipal d'Asnières aura à se prononcer, parmi de très nombreux sujets ayant trait à l'urbanisme et à l'aménagement de notre cadre de vie, sur le projet de convention ANRU traitant de la rénovation des quartiers Nord d'Asnières, nouvellement renommés par la municipalité "Les Hauts d'Asnières" (pour faire plus chic, sans doute).

J'ai déjà eu l'occasion d'intervenir sur ce dossier il y a un an (mon intervention).

L'étude approfondie du dossier soumis aux élus nous révèle de nombreuses informations, et soulève de nombreuses questions... J'y reviendrai au cours des prochains jours, et naturellement en séance du Conseil.

Saviez-vous que 68% des habitants de l'immeuble Les Gentianes sont opposés à sa démolition ? C'est une information extraite du document de l'ANRU, mais que la mairie passe bien entendu sous silence. On apprend dans le même document que ces familles habitent Les Gentianes en moyenne depuis 17 ans.

On voit que cette démolition, décidée arbitrairement par la municipalité, et qui concerne 317 familles, sera loin d'être anodine.

18.06.2007

Ces chiffres qui marqueront l'Histoire

Ainsi la vague bleue n'a pas déferlé, et 40 nouveaux élus socialistes entreront à l'Assemblée. C'est un sentiment de soulagement qui domine, pimenté de quelques belles satisfactions.

Un mot d'abord pour deux femmes dont la victoire est particulièrement éclatante : Michèle Delaunay et Sandrine Mazetier. Michèle Delaunay en battant Alain Juppé et le forçant à démissionner du gouvernement, et Sandrine Mazetier en éliminant Arno Klarsfeld dans le 12ème arrondissement de Paris. Chacune à sa façon a mis en échec le style et le système Sarkozy. Leur victoire a été rendue possible sur la voie tracée par Ségolène Royal.

Deux noms et deux femmes que nous connaissons peu, mais dont je suis sûre qu'elles feront parler d'elles au parlement. Elles seront parmi les 107 députées de cette nouvelle assemblée qui comptera donc 18,5% de femmes : un progrès sur la voie de la parité, bien que l'objectif des 50% soit encore très loin d'être atteint.

Ici à Asnières, le score de Michèle Etcheberry et Sébastien Pietrasanta (43,4 % uniquement sur les bureaux de vote d'Asnières, et près de 44% sur la circonscription) est le plus fort score jamais obtenu sur la ville par un-e candidat-e socialiste. La progression exceptionnelle de plus de 20 points entre les deux tours montre une remobilisation de notre électorat, et une cristallisation du vote anti-Aeschlimann, grâce aux erreurs du gouvernement Fillion-Sarkozy, mais aussi à la très bonne campagne de terrain menée sans relâche par notre équipe. On n'avait jamais vu ça à Asnières, et c'est franchement réconfortant de voir que les résultats sont là. Alors on continue, sur la route des municipales, avec les nouveaux et nouvelles militant-e-s qui nous rejoignent chaque semaine.

Ces progrès sont aussi le fruit de la volonté de rénovation profonde de la politique, sur la dynamique engagée par Ségolène Royal.

Enfin, un salut fraternel à Arnaud Montebourg, réelu in extremis en Saône et Loire. Oui Arnaud, les éléphants ont fait leur temps, voici venir le temps des jeunes lions et lionnes "sereins, puissants et capables des meilleurs combats".

29.04.2007

Ségolène Royal au marché d'Asnières

medium_29-04-07-2.jpgAmbiance très chaude ce matin au marché d'Asnières, où Ségolène Royal était présente (enfin presque) grâce à une télé retransmettant les meilleurs moments de ses meetings...

Opération montée de main de maître par Pascal et Olivier ; grosse impression sur nos adversaires... et sur les Asniérois naturellement.

L'imagination sera au pouvoir dans quelques jours ! Patience... on y est presque.

23.04.2007

Pour la victoire de Ségolène Royal !

Pour la victoire de Ségolène Royal

grande réunion publique

avec Robert Badinter,

Sénateur et ancien Ministre

Jeudi 26 avril à 20h

à l’école élémentaire Voltaire

60 rue de la Comète à Asnières

(près du métro Gabriel Péri à Asnières).

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