29.01.2008
Sécurité : les Français plébiscitent la police de proximité
Dans un sondage LH2 pour "20 minutes" on apprend que l'idée d'une police de proximité serait approuvée par 51% des "sympathisants de gauche" et 48% des "sympathisants de droite". Après 5 ans de sarkozysme, les Français semblent se rendre compte que la politique du "tout répressif" a atteint ses limites... Intéressant, non pas tant par ce sondage - qui n'est pas si convaincant en données brutes, selon moi - mais par l'angle choisi... La thématique de la "sécurité" serait-elle passée de mode ? On se rappelle comment TF1 avait lancé la mécanique de la peur en 2002, suivie comme un seul homme par les autres médias. Après avoir fait le 21 avril 2002, puis l'irrésistible ascension de Nicolas Sarkozy, assisterait-on à un retournement de la tendance vers une autre "civilisation"... ?
J'évoquais très récemment encore, à plusieurs reprises, avec des citoyens et avec des amis, la question des caméras de vidéosurveillance. Les avis sont très partagés... Mais enquêtez ;-) un peu autour de vous, vous serez étonnés du nombre de cas où un méfait s'est produit sous une caméra, sans que pour autant la police puisse utiliser les images, pour un tas de raisons obscures (sic)... sans parler de l'effet de déplacement des activités répréhensibles dans les rues "hors caméras"...
En ce qui concerne notre ville, une évaluation objective de l'efficacité réelle du système me semble un préalable indispensable avant toute extension de ce dispositif technologique très coûteux (en investissement comme en exploitation).
Exigeons prioritairement davantage de présence humaine sur le terrain, intelligemment répartie et mobile, ainsi qu'une clarification des missions de la police municipale par rapport à la police nationale.
21:30 Publié dans revue de presse, Vie locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Asnières sur Seine, vidéo surveillance, sécurité, police de proximité
29.10.2007
Victoire de Cristina Kirchner en Argentine
Bravo Cristina !
Cette superbe victoire au premier tour a été aussitôt saluée par Ségolène Royal, qui a soutenu la candidate argentine, et la qualifie de "volontaire et déterminée". Elle ajoute "je salue son courage car je sais combien, sous toutes les latitudes, c’est toujours plus dur pour les femmes. Elles sont, dans le monde, encore très peu nombreuses à exercer des fonctions de premier plan. (...) Michelle au Chili, Cristina en Argentine : après l’épreuve des dictatures et la consolidation de la démocratie, voici venu le temps d’un partage plus égal des responsabilités gouvernementales entre les hommes et les femmes."
Ségolène Royal avait rencontré longuement Cristina Kirchner la semaine dernière en Argentine. Voici quelques extraits choisis des impressions de Ségolène après cette rencontre.
"Nous évoquons ce préjugé tenace, sous toutes les latitudes, qui veut qu’en matière économique, les femmes politiques soient toujours soupçonnées de moins s'y connaitre que leurs homologues masculins. Je lui raconte que c’est arrivé à Angela Merkel jusqu’à ce que les milieux économiques s’aperçoivent qu’elle était fort compétente. Cristina me dit avoir multiplié les contacts avec les chefs d entreprise parce qu’elle sentait bien qu’ils s’inquiétaient de savoir quelle était, sur ces sujets, sa vision des choses. Elle entend poursuivre la bataille pour le redressement économique de l’Argentine que Nestor Kirchner a engagée avec détermination et succès. “Nous avons, me dit-elle, parfaitement intégré les règles macro-économiques de base, cela va de soi. Mais qu’on ne vienne pas me raconter que l’économie est une science exacte, c’est une science sociale et humaine !”. Nous nous accordons sur cette idée qu’il n’y a pas de loi d’airain qui priverait la politique de toute marge de manœuvre.(...) Nous plaisantons des remarques machistes que nous avons, l’une et l’autre, essuyées en campagne. Nous nous souvenons d’Angela Merkel et de Michelle Bachelet qui, elles non plus, n'avaient pas été épargnées. Cristina me dit que tout cela l’atteint peu, qu’elle a déjà une longue expérience politique, qu’elle a été élue députée et sénatrice bien avant que son mari soit Président de la République. Elle me dit qu'elle a décidé une fois pour toutes d'être elle-même : une femme politique à part entière, qui assume et sa féminité et sa combativité. Nous tombons d’accord sur le fait que, face à ces combats d’arrière-garde, mieux vaut ne pas s’abaisser à répondre aux attaques."
En savoir plus : sur le site de Désirs d'Avenir
13:30 Publié dans Femmes, revue de presse, Ségolène Royal | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Cristina Kirchner, Ségolène Royal, Argentine, femmes poiltiques
27.10.2007
Inquiétude pour les Zones Urbaines Sensibles
Il n'y a pas qu'à Asnières que les ZUS décrochent. Un rapport de la Direction régionale du travail en Ile de France démontre que le chômage est plus de 2 fois plus important dans ces quartiers défavorisés. Alors que les chiffres du chômage diminuent partout ailleurs (même s'il reste encore à prouver que ces chiffres encourageants correspondent réellement à des créations d'emplois...), ils stagnent de façon inquiétante dans les ZUS (Zones Urbaines Sensibles) d'Ile de France.
A Asnières, cette constatation a été relevée lors de mon intervention au dernier Conseil municipal, dans le cadre du dossier ANRU. On aura beau renommer ces quartiers "Les Hauts d'Asnières" et "résidentialiser" les immeubles, il faudra plus que cela pour répondre à la détresse sociale de plus de 22% des habitants qui recherchent un emploi*.
Espérons que le "plan Banlieue" préparé par Fadela Amara, secrétaire d'Etat chargée de la politique de la ville, sera à la hauteur de ses ambitions, et ne sera pas qu'un "plan comm" de plus...
* chiffre 2005
11:15 Publié dans revue de presse, Vie locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ZUS, Hauts d'Asnières, chômage, plan banlieue
25.10.2007
Des femmes ingénieures se bougent pour l'écomobilité
Un rallye de Paris à Marseille, réunissant des femmes ingénieures passionnées par les transports et l'écologie ? Oui, ça existe, et c'est du 25 au 28 octobre prochain ; ça s'appelle "Elles bougent".
Pas évident de démontrer à travers un rallye que mobilité et développement durable sont compatibles... Sauf s'il s'agit d'un rallye "intermodal" et que les moyens de transports utilisés sont écolos : voitures et avions basse consommation, train, vélo ou marche... L'objectif sera aussi de populariser le concept de mobilité durable auprès du public, et le calcul de l'émission de CO2 par passager aura lieu à chaque étape.
De plus, ce rallye sera l'occasion de rencontres entre étudiantes en ingénierie et femmes ingénieures en poste, afin de populariser les métiers du transport auprès des jeunes femmes.
Allez, c'est décidé, l'an prochain je m'inscris !
09:55 Publié dans Femmes, La vie en vert, revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femmes ingénieures, rallye Elles bougent, écomobilité
17.10.2007
Fête des entreprises le 18 octobre : allez-y à pied !

Alors que la bataille des chiffres a commencé pour savoir combien de Français sont favorables à la grève de demain, un clin d'oeil dans la presse gratuite de la semaine : la "Fête des entreprises" aura lieu également ce jeudi 18 octobre. Sous le slogan "J'aime ma boîte", cette manifestation (trop ?) peu connue "a pour objectif de célébrer le rôle structurant de l’entreprise dans la vie quotidienne des salariés" (un site à lire absolument pour un bon fou rire après une dure journée de boulot).
Quant à moi, j'aime tellement ma "boîte", que j'irai la fêter à partir de 14h30 place de la République... ne doutons pas que nous serons très nombreux à cette fête là, pour défendre un système de retraite solidaire et juste, contre la casse du Fret ferroviaire et des services publics.
17:15 Publié dans revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 18 octobre 2007, politique, grève
10.10.2007
Le jardinage politique de Gilles Clément
A lire cette semaine l'entretien avec Gilles Clément, dans Télérama*.
Cet artiste paysagiste atypique, engagé au point de rompre tout ses contrats avec l'Etat après l'élection de Sarkozy, nous apprend que, pour lui, jardiner a toujours eu une dimension politique.
Plutôt surprenant a priori mais en y réfléchissant... Il dénonce par exemple la mainmise des lobbies de l'industrie chimique sur l'agriculture, "une pratique qui sert à faire prospérer une industrie qui n'a rien à voir avec la nature", et l'aberration écologique que représentent les bio-carburants, dont la culture est "engraissée avec des tonnes de pesticides et d'eau" et qui polluent à peine moins que les carburants traditionnels...
Mais le plus intéressant est son approche résolument révolutionnaire : est-il possible d'avoir une action politique destinée à protéger la vie, sa diversité et l'équilibre entre les sociétés ? D'arrêter de cautionner un système qui dévaste notre planète et détruit des populations entières ?
A l'heure où le "Grenelle de l'environnement" bat son plein, et où tout indique qu'il débouchera (hélas) sur du vent, des réalisations sont possibles, d'autant plus concrètes qu'elles se font à l'échelle des villes et des collectivités locales.
Sans aller jusqu'à imiter Curitiba au Brésil, des actions exemplaires existent et sont menées par des maires socialistes.
J'y reviendrai durant les prochaines semaines.
*paru le 4/10/07
23:20 Publié dans revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardinage politique, Gilles Clément, socialistes, écologie
28.02.2007
Spartacus, Hannibal et autres rebonds
Décidément, les pages Rebonds de Libé sont vraiment mes pages préférées. Jour après jour, les tribunes publiées démontrent une liberté de ton et de parole rares dans la période actuelle. Plaisir de ces bulles de réflexion rebondissant bien haut pour tenter d'échapper à l'empire "Berluscozy"...
Je ne m'étendrai pas sur "l'affaire Spartacus", qui sent franchement l'intox, et qui, pour le cerveau asniérois en éveil, a quand même un bizarre goût de déjà-vu. Un pseudo manifeste de socialistes anonymes, dégoûtés de leur parti, et déclarant leur intention de voter à droite... ça ne vous rappelle rien ???
Pauvre Bayrou, obligé de recruter à gauche un futur hypothétique premier ministre (on attend qu'il donne des noms...), puisque tous ses lieutenants les plus expérimentés l'ont quitté pour Sarkozy.
Réponse du berger à la bergère, aujourd'hui "Hannibal" répond à "Spartacus" et démonte les arguments un à un. A lire absolument, comme cet appel aux intellectuels signé Jean-Philippe Domecq et Eric Naulleau, qui répondent à de récentes tribunes pro-Sarkozy, dont celle de Marc Weitzmann. Ce dernier avait réussi l'exploit de théoriser et conceptualiser autour du gigantesque n'importe quoi qui caractérise les promesses tous azimuts de Nicolas Sarkozy, et de sa capacité ou non à les tenir : "Quant à ce qu'il fera, s'il est élu, qui le sait ? Les hommes politiques, après tout, sont des hommes politiques." Enorme. On a les soutiens qu'on mérite...
Sarkozy encore, épinglé hier par Pierre-Yves Geoffard sur le brutal accroissement de son patrimoine. En un an, plus de 55% d'augmentation : en 2005 inférieur au seuil de l'ISF (732 000 €), et en 2006 s'élevant à 1 137 000 €. C'est quand même étrange... mais quel journaliste aura le culot de lui demander une explication de texte ?
Heureusement qu'on a les pages Rebonds de Libé pour poser les questions qui dérangent...
00:40 Publié dans revue de presse | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Libération, rebonds, Sarkozy, Bayrou, Spartacus, Hannibal
14.02.2007
Vaincre Sarkozy - tribune de Libé lundi 12 février
Je retrouve sur le blog de mon amie Marie-Laure Meyer une tribune de Libé que j'ai particulièrement appréciée ce lundi.
Les auteurs détaillent le vrai visage du Ministre de l'Intérieur : la chape de plomb qui menace de s'abattre sur la France, ses méthodes que l'on commence à percevoir, à travers notamment la confiscation des médias et des moyens de la République au service de son ambition personnelle démesurée...
Chacun est libre de critiquer Ségolène Royal, de ne pas être d'accord avec elle. Mais la politique qu'elle mènera permettra toujours le débat démocratique. Cela pourrait être vraiment difficile dans un système Sarkozy étendu à la France. Il suffit de voir l'état de la démocratie locale dans les villes dirigées par ses amis dans les Hauts de Seine (et Asnières n'est pas le seul ni le moindre exemple) pour imaginer que "tout deviendra possible... en pire".
J'adhère à cet appel au rassemblement de la gauche, à ne jamais oublier où est l'adversaire principal, tout en étant capable de dialoguer et débattre autour de nos sensibilités politiques respectives.
23:45 Publié dans revue de presse | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, Royal, présidentielles, démocratie locale, Libération, Asnières, Hauts de Seine


