22.02.2009

Rama Yade viserait le poste de député de Manuel Aeschlimann

Le soudain intérêt de la secrétaire d'Etat Rama Yade pour la commune de Colombes, manifesté par une très récente assiduité à diverses manifestations, en a surpris plus d'un. En effet, bien que Conseillère municipale d'opposition de cette ville depuis mars 2008, on ne l'avait pas vue à Colombes depuis, pas même siéger aux Conseils municipaux.

Selon Le Parisien de ce vendredi 20 février 2009, Rama Yade aurait un projet bien précis : prendre le siège de Manuel Aeschlimann, au cas où celui-ci serait condamné à une peine d'inéligibilité et devrait renoncer à ses mandats.
Cette condamnation provoquerait une élection législative partielle sur la 2ème circonscription des Hauts-de-Seine, qui regroupe la ville d'Asnières-sur-Seine avec une partie de Colombes.

Le verdict de l'affaire du Festival Folklorique, dans lequel est impliqué M.Aeschlimann, sera prononcé le 13 mars prochain. Cependant l'inéligibilité est loin d'être acquise, d'autant plus qu'en cas d'appel, l'application serait suspendue... Ce qui laisserait un certain temps à la Secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme pour se faire connaître à Colombes.

A Asnières, comment l'UMP local se positionnerait-il face à un tel scénario ? Mme Aeschlimann n'a jamais caché ses ambitions de succéder à son mari, alors sera-t-elle prête à s'effacer, sur ordre du Président de la République ? De son côté, Cyrille Déchenoix se contentera-t-il de son mandat de Conseiller général ou souhaitera-t-il briguer un mandat national ?

Les mois qui viennent nous donneront sans doute les réponses, mais en attendant, que les époux Aeschlimann profitent bien de leurs vacances au soleil, car ils pourraient bientôt être mis définitivement en vacances par leurs anciens amis...

12.02.2009

La démocratie participative se met en marche à Asnières

Un an après notre élection, les choses avancent et la ville n’a déjà plus le même visage.

Souvenez-vous, la blogosphere et même les medias nationaux s’en émouvaient : mainmise municipale sur l’information et les panneaux d’affichage, propagande permanente à la gloire de la famille Aeschlimann, droits de l’opposition continuellement bafoués, liberté d’expression inexistante, vidéosurveillance détournée, associations sous contrôle… telle était Asnières sous le règne des époux Aeschlimann.
Depuis son arrivée à la tête de la ville, grâce à la victoire du Grand Rassemblement, le maire Sébastien Pietrasanta est animé d’un tout autre esprit.

L’opposition a maintenant des droits réels, la chape de plomb est brisée et les citoyens ne s’y trompent pas - bien que certains collectifs manipulés tentent de créer une agitation artificielle, avec des ficelles un peu grosses (voir l'affaire de la "manif spontanée")

Les commissions transparentes de désignation se sont mises en place pour les crèches et les logements sociaux.

Le maire m'a confié la responsabilité de la Commission de désignation en charge des logements, qui associe élus de la majorité, de l’opposition, personnalités du monde associatif et travailleurs sociaux. Le travail se déroule dans la collégialité, et les décisions sont prises avec objectivité, dans le souci de l’intérêt général. Les dossiers des demandeurs de logement, rendus anonymes, sont passés en revue et les situations sont examinées avec attention selon des critères votés en Conseil municipal le 23 octobre 2008 (voir ma note à ce sujet).

Le taux de rotation des logements est si faible en cette période de crise (moins de 100 appartements l’année dernière), et la pression des 3 000 demandeurs est telle, que les décisions de la Commission doivent être irréprochables. C’est à cela que nous nous attacherons.

Par ailleurs, les Conseils Consultatifs de Quartiers ont été lancés, avec un certain nombre de projets confiés par la municipalité, et d’autres dont ils se sont saisis eux mêmes.

Comme déjà évoqué dans une précédente note, je préside le Conseil du Quartier Voltaire. La première réunion consacrée à l’installation du Conseil, à la présentation des membres et du fonctionnement, a été riche et enthousiasmante. Aux côtés des élus, les membres des différents « collèges » - habitants, commerçants, associations - étaient présents et ont désigné leurs vice-présidents. Nous allons rapidement nous mettre au travail sur tous les dossiers qui nous tiennent à cœur ; notamment la prise en compte de la centralité du quartier Voltaire (en interface avec les 4 autres quartiers d’Asnières), la fluidification des circulations entre les différents secteurs (Métro, Bourguignons, Philosophes…) et le développement du lien social entre leurs habitants.
Le devenir du pavillon « Garitaine » à l’extrémité du Parc des Impressionnistes, sera également à l’ordre du jour. J’avais évoqué ce pavillon dans une note en novembre 2007, en appelant - déjà - à l'écoute des besoins des habitants du quartier.
Rappelons que même sans être membre du Conseil de Quartier, tout habitant qui se sent concerné par le développement de son quartier peut participer aux réflexions, en se joignant à une commission de travail thématique. Pour tout renseignement, ne pas hésiter à contacter ccq@mairieasnieres.fr

La réalité est là : aujourd’hui le changement est profondément engagé, et les Asniérois s’engagent, loin de la mesquinerie et des intérêts particuliers. Ils se mobilisent pour une ville meilleure, plus solidaire.

10.02.2009

Perturbations de la ligne 13 : la RATP veut culpabiliser les voyageurs

ligne13.jpgScandaleuse campagne de communication actuellement sur la ligne 13 du métro (Asnières - Gennevilliers - St Denis – Châtillon) : la RATP tente de faire porter la responsabilité des incidents permanents sur les voyageurs !

Des messages appelant au civisme « retenir les portes, c’est retenir le train », «  préparer ma sortie facilite ma descente », « une seconde perdue en station = retard sur toute la ligne » sont affichés dans les rames et les stations. Ce n’est pas tout : de ridicules "hommes-sandwiches" coiffés d’écrans plats, chronomètrent le temps d’arrêt à la station Saint Lazare, et viennent compléter le déploiement de « pousseurs », présents déjà depuis quelques mois.
Cette déplorable trouvaille marketing ne va pas dans le sens de l’apaisement des utilisateurs, excédés par les disfonctionnements incessants de cette ligne. Subir plusieurs fois par semaine retards et perturbations, voyager entassés matin et soir, voilà ce que nous vivons avec la ligne 13.
Ce ne sont pas les jolies couleurs et les jolis dessins des agences de comm’ qui vont réussir à faire passer la pilule.
Ligne la plus chargée du réseau parisien, matériel vieillissant et de qualité insuffisante ; le prolongement ouvert en juin 2008 - bien que nécessaire pour le désenclavement des Hauts d’Asnières - n’a fait qu’aggraver la situation. Il aurait été indispensable de moderniser la ligne avant de la prolonger, de façon à pouvoir absorber l’inévitable augmentation du trafic. Tout le monde le savait, mais hélas, l’aveuglement a prévalu.

Il est inadmissible de vouloir aujourd’hui faire assumer ces problèmes aux usagers.

Nous ne sommes pas dupes : ce sont bien des pannes de signalisation ou des avaries matériels qui sont à l’origine de la plupart des incidents de la ligne. D’autres retards sont dus à des malaises, car voyager à 10 au m2 peut effectivement se révéler risqué pour certaines personnes…
Nous ne prenons pas le métro aux heures de pointes par plaisir, mais parce que nos horaires de travail nous l’imposent !
Alors, oui, faire circuler des rames vides serait beaucoup plus simple pour les « grands techniciens » de la RATP… mais ils ne doivent pas oublier que leur mission est d’être un « service public », et que c’est à eux de trouver des solutions aux problèmes de la ligne 13...

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