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31.01.2008
La parité reste encore à réaliser
Malgré de nombreuses lois sur la parité en politique, les choses changent encore trop lentement. Même si les listes municipales doivent comporter 50% de candidates, les femmes ne sont que 10% à être à la tête des mairies. L'Observatoire de la parité a rendu un rapport portant sur la précédente mandature, ainsi que sur les têtes de listes des prochaines élections municipales. Ce rapport souligne d'énormes progrès, mais le but à atteindre reste encore loin. A l'UMP par exemple, le nombre de femmes têtes de liste a triplé depuis 2001, mais reste encore bien trop bas avec 15% seulement des villes de plus de 30 000 habitants. Le Parti socialiste est en avance avec 25% de têtes de liste féminines, mais encore loin des 50%... D'après ce rapport, les électeurs (et les électrices !) sont pourtant en attente d'une féminisation de leurs représentants. L'investiture des partis semble un frein à l'accession des femmes aux postes à responsabilité, puisque, par exemple, la priorité est souvent donnée aux sortants - majoritairement des hommes. En conséquence, les trois quarts des femmes Conseillères municipales sont issues des listes "divers-...", et il est à noter qu'elles sont généralement plus jeunes, plus investies dans la vie associative, et de catégories socio-professionnelles plus diversifiées que leurs collègues masculins.
Je retiendrai deux recommandations en conclusion de ce rapport : limiter le cumul des mandats dans l'espace et dans le temps, et favoriser l'aménagement du temps de travail pour les élu-es. Un autre chantier, ambitieux, serait celui de la répartition des rôles dans la famille et dans le couple, car sans remise en question profonde, les femmes resteront encore longtemps cantonnées plus ou moins consciemment à leurs tâches ancestrales d'éducation des enfants et de tenue du foyer...
17:15 Publié dans Femmes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : femmes politiques, parité, élections municipales
29.01.2008
Sécurité : les Français plébiscitent la police de proximité
Dans un sondage LH2 pour "20 minutes" on apprend que l'idée d'une police de proximité serait approuvée par 51% des "sympathisants de gauche" et 48% des "sympathisants de droite". Après 5 ans de sarkozysme, les Français semblent se rendre compte que la politique du "tout répressif" a atteint ses limites... Intéressant, non pas tant par ce sondage - qui n'est pas si convaincant en données brutes, selon moi - mais par l'angle choisi... La thématique de la "sécurité" serait-elle passée de mode ? On se rappelle comment TF1 avait lancé la mécanique de la peur en 2002, suivie comme un seul homme par les autres médias. Après avoir fait le 21 avril 2002, puis l'irrésistible ascension de Nicolas Sarkozy, assisterait-on à un retournement de la tendance vers une autre "civilisation"... ?
J'évoquais très récemment encore, à plusieurs reprises, avec des citoyens et avec des amis, la question des caméras de vidéosurveillance. Les avis sont très partagés... Mais enquêtez ;-) un peu autour de vous, vous serez étonnés du nombre de cas où un méfait s'est produit sous une caméra, sans que pour autant la police puisse utiliser les images, pour un tas de raisons obscures (sic)... sans parler de l'effet de déplacement des activités répréhensibles dans les rues "hors caméras"...
En ce qui concerne notre ville, une évaluation objective de l'efficacité réelle du système me semble un préalable indispensable avant toute extension de ce dispositif technologique très coûteux (en investissement comme en exploitation).
Exigeons prioritairement davantage de présence humaine sur le terrain, intelligemment répartie et mobile, ainsi qu'une clarification des missions de la police municipale par rapport à la police nationale.
21:30 Publié dans revue de presse, Vie locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Asnières sur Seine, vidéo surveillance, sécurité, police de proximité
27.01.2008
Coup de cœur pour le peintre Stéphane Helliot
Rencontre dans un petit café de mon quartier. Je découvre d'intéressants instantanés de nos banlieues (l'artiste est installé à Bois-Colombes), mais aussi de lieux plus lointains : New York, l'Afrique... J'ai été touchée par la justesse des atmosphères retranscrites, le sens du cadrage et de la composition, ainsi que par la subtilité du travail des couleurs.
A découvrir absolument sur www.stephanehelliot.com, et jusqu'au 15 février "CHEZ NOUS" (à l'angle Comète/Révérend Père C.Gilbert).
18:55 Publié dans Vie locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Stéphane Helliot, Asnières sur Seine
25.01.2008
Grève des enseignants : le service minimum en question
L'application d'un "service minimum" d'accueil dans les écoles, voulu par le président, pose de gros problèmes aux municipalités. En effet, cette mesure devait être lancée (après concertation) à compter de la rentrée 2008. Or à la dernière minute, le ministre a annoncé que ce "service minimum" devait s'appliquer à la grève du 24 janvier. Seules 10% des communes se sont portées volontaires pour l'expérience. En effet, accueillir les enfants dans de bonnes conditions suppose d'organiser des "garderies", en recourant à des animateurs compétents et formés, en nombre suffisant, sans savoir précisément à l'avance combien d'enseignants seront grévistes et combien d'enfants seront à accueillir... Tâche compliquée par le fait que les animateurs sont eux aussi employés municipaux (donc fonctionnaires) et étaient, par conséquent, également appelés à la grève le 24 janvier. Encore une sacrée patate chaude que l'Etat Sarkozy vient de repasser aux communes : en effet, ce n'est pas aux collectivités locales d'assumer les conséquences des conflits sociaux entre l'Etat et ses fonctionnaires.
Un communiqué de la mairie d'Asnières, signé du Premier Adjoint, affiché devant les écoles, précisait qu'à titre "exceptionnel et expérimental" le dispositif serait testé à Asnières ce 24 janvier, mais appelait tout de même les familles à rechercher toute solution de garde alternative. Ce communiqué dénonçait "l'Etat (qui) demande aux communes d'assumer des missions qui ne relèvent pas de leurs compétences"... Encore une fois (voir l'affaire de la famille Haddaoui) le maire d'Asnières se retrouve en porte à faux avec le gouvernement qu'il soutient en tant que député...
17:07 Publié dans Vie locale | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Asnières sur Seine, Manuel Aeschlimann, service minimum, grève des enseignants
23.01.2008
Valoriser les déchets : l'enjeu des 50 prochaines années
Chaque Francilien "produit" chaque année en moyenne presque 500 kilos de déchets, ce qui représente par exemple, rien que pour la ville d'Asnières environ 42 000 tonnes par an...
L'enjeu des cinquantes prochaines années sera non seulement de réduire cette quantité de déchets (par exemple en supprimant les emballages multiples lorsqu'ils ne sont pas indispensables), mais également de savoir les valoriser. Aujourd'hui seulement 15% de nos déchets sont valorisés ! Notre société de consommation doit donc très rapidement se transformer en une société de transformation.
De nombreuses idées sont testées partout dans le monde pour réduire et valoriser les déchets. En Inde, une chercheuse nommée Alka Zadgaonkar a déposé le brevet d'un catalyseur permettant de retransformer des plastiques en carburant. Elle estime que si la moitié des déchets plastiques de l’Inde étaient recyclés, cela représenterait une production de 2,5 millions de litres d'essence par jour. Le tout pour un coût total de production estimé à 20 centimes d’euro par litre... (lire l'article)
Les déchets verts et bio-dégradables peuvent bien-sûr être traités localement beaucoup plus facilement : de nombreuses villes ont déjà mis en place une production de compost centralisée. Les habitants y déposent leurs déchets triés et peuvent en retour bénéficier d'un poids équivalent de compost... solution bien plus intéressante que l'installation individuelle de bacs à compost, peu pratiques et peu agréables dans nos jardins urbains souvent de petite taille... voire sur nos balcons ! Notons aussi la collecte des sapins "usagés" après Noël dans les squares parisiens ; broyés ils sont réutilisés sur place, ce qui est - économiquement et écologiquement - beaucoup plus intéressant que de les transférer dans un incinérateur pour les brûler.
Au delà de l'objectif développement durable, à l'échelle d'une ville comme Asnières, mieux gérer collectivement nos déchets sera une source d'économies, car la collecte est un poste très important du budget de la ville.
Le Conseil régional d'Ile de France se lance dans un "plan régional d'élimination des déchets", souhaitons que la ville d'Asnières ne tarde pas à s'emparer de cet enjeu d'avenir.
23:30 Publié dans La vie en vert | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : déchets, valorisation, Asnières, conseil régional d'Ile de France, développement durable
20.01.2008
Un jeune Asniérois lance une revue littéraire
Nicolas Cotten n'est pas un Asniérois comme les autres. Il a lancé hier une nouvelle revue littéraire "In-fusion" (éditions du Jasmin, Clichy), dont le premier numéro s'intitule "La nature sous toutes ses formes".
Recueil d'extraits de textes et de poèmes d'auteurs soigneusement choisis, mis en page et composés, cette revue est également illustrée d'émouvantes "photos-haïkus" de Pierre Ligou et Thierry Cazals.
Pierre Clavilier, auteur d'une biographie de Frida Khalo, accompagnait Nicolas Cotten pour célébrer et signer le numéro 1 d'In-fusion, hier soir, à la Librairie "La Boîte à lettres", 8 avenue d'Argenteuil.
Bravo et longue vie à In-fusion !
15:35 Publié dans Vie locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Asnières sur Seine, In-fusion, Nicolas Cotten, Pierre Clavilier
18.01.2008
demain, ensemble, autrement !
Il y a un an, je démarrai ce blog. Candidate aux élections cantonales, j'ai maintenant mon site de campagne : vous pourrez y retrouver mes propositions pour Asnières-Sud ainsi que des infos sur l'organisation des élections cantonales, et sur le rôle du Conseil Général des Hauts-de-Seine.
Mon défi ? Arriver à vous passionner pour les enjeux de cette élection peu connue, qui engage pourtant les choix politiques du département le plus riche de France - avec un budget annuel de 1,7 milliard d'euros !
Au fil de ma campagne, au gré de mes déplacements et de mes rencontres avec vous tous et toutes, j'y mettrai en avant et je détaillerai les différents axes de mon projet.
Pour les élections municipales, je seconde Sébastien Pietrasanta sur la liste Asnières Rassemblée, avec toute la gauche, les écologistes et des démocrates au-delà des clivages politiques.
Je continuerai, en paralèlle, mes billets ici, où j'aborderai tous les sujets qui me font réagir... à l'exception des campagnes cantonales et municipales ! Alors, suivez ce lien...
17:05 Publié dans Annonce importante | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cantonale Asnières Sud
17.01.2008
Asnières : pourquoi les entreprises fuient-elles la ville ?
Avez-vous remarqué, comme moi, en vous promenant en ville, la quantité de panneaux de ce style ?
Malgré les annonces du maire (on commence à connaître la chanson...) selon lesquelles de nombreuses et prestigieuses entreprises se bousculent à nos portes, il faut hélas se rendre à l'évidence. On constate depuis une dizaine d'années qu'un flux continu et régulier d'entreprises quittent plus ou moins silencieusement notre ville.
Les chiffres des recettes de la taxe professionnelle sont plus que clairs : 5% de diminution chaque année. Cela signifie que les nombreux départs ne sont pas compensés par les rares nouveaux arrivants.
C'est très inquiétant, car pourtant notre ville est très bien située, très bien desservie par les transports en communs et à proximité des grands axes routiers ainsi que du port industriel de Gennevilliers. De plus le taux de taxe professionnelle y est plutôt bas.
Hier c'est PSA qui annonçait la quasi fermeture de son site des Grésillons, avec la suppression de 60 postes ; "Asnières a été pendant plusieurs décennies un cas unique dans l'industrie mondiale de très haute précision. Ses salariés ont la compétence et le savoir-faire qu'il faut maintenir et même développer " souligne un salarié de PSA dans Le Parisien. Il est clair qu'à terme, comme pour l'usine Unilever, ces 7 hectares désindustrialisés vont éveiller la convoitise de nombreux promoteurs...
Un maire ne peut sans doute pas lutter contre la désindustrialisation qui touche toutes les villes de la première couronne. Cependant il dispose d'un certain nombre de leviers pour définir le caractère de sa ville. En favorisant l'afflux rapide de nouveaux habitants (+10 000 depuis 10 ans), le maire d'Asnières tend à faire de notre ville une "ville dortoir".
Ville dortoir ou ville active et équilibrée ?... il sera bientôt temps pour les Asniérois de s'exprimer sur ce qu'ils souhaitent, et sur l'équipe qu'ils souhaitent mettre aux commandes de la ville !
17:45 Publié dans Vie locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Asnières sur Seine, urbanisme, désindustrialisation, PSA
15.01.2008
Jeux interdits à Asnières
Voilà une bien navrante nouveauté à Asnières : les contraventions contre les jeux de ballon !
J'ai photographié ce panneau sur l'esplanade devant le gymnase Flessel : reconnaissons que ce n'est pas le meilleur endroit pour que des enfants jouent au foot, car les véhicules circulent rapidement sur le boulevard Voltaire, et un ballon a vite fait de rouler sur la chaussée. Mais de là à menacer les enfants de contraventions...
A quoi sert donc ce panneau ? A éliminer toute responsabilité pénale du maire en cas d'accident ?
C'est pourtant bien peu demander que d'avoir des espaces de jeu et de liberté pour les enfants et les jeunes. On s'étonnera ensuite de devoir lutter contre l'obésité...
18:10 Publié dans Vie locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Asnières sur Seine, enfants, jeux
13.01.2008
Logement dit "social" : lutter contre les a priori
"Logement social" est trop souvent synonyme, dans la tête des gens, de cités des années 60, voire de "cités ghetto"... Or qu'est-ce que le logement social ? Tout simplement des appartements (ou même des pavillons) dont les loyers sont modérés parce qu'ils appartiennent à des bailleurs publics. Une étude récente a montré que 2/3 des familles d'Ile de France peuvent prétendre à un logement de ce type, avec des loyers modérés, et progressifs selon les revenus.
La priorité est de construire ces logements en nombre suffisant afin que toutes les familles qui le souhaitent y aient accès. Au lieu de vendre la ville aux promoteurs privés, un nombre significatif de constructions de logements sociaux dans tous les quartiers permettrait également d'amoindrir la pression sur les loyers privés. Si un maximum de familles pouvaient y avoir accès, on limiterait le phénomène de stigmatisation qui pèse trop souvent sur les quartiers à forte proportion de logements sociaux (et sur leurs habitants...).
C'est pourquoi le schéma directeur d'Ile de France, le "SDRIF", donne l'objectif de construire 30% de logements sociaux dans toutes les communes de la Région afin d'atteindre le taux imposé par la loi SRU : 20% dans chaque ville. Bertrand Delanoë vient d'annoncer son ambition pour Paris : 40 000 logements sociaux supplémentaires à Paris d'ici à 2014 (voir l'article).
Ne doutons pas que ces logements seront construits par les meilleurs architectes et selon les normes de l'excellence environnementale. Oui, c'est possible ! A Gennevilliers par exemple, des constructions récentes (quartier Grésillons) sont de belle qualité architecturale (voir les photos). Ici à Asnières, il est possible de construire, dans tous les quartiers, des opérations d'une dizaine de logements. Il est également envisageable de racheter et rénover des immeubles anciens, au lieu de les démolir.
Enfin, il est important de souligner que de trop nombreuses familles vivent sous la coupe de marchands de sommeil, parce qu'elles n'ont pas accès à un vrai logement, et sont amenées à payer souvent plus de 1 000 euros par mois pour une chambre meublée d'une dizaine de mètres carrés (pour mémoire, le cas du Nouvel Hôtel). Oui, même à Asnières, hélas, les nombreux cas de saturnisme sur des jeunes enfants attestent de la gravité du problème du mal logement.
Il y a urgence !
15:35 Publié dans Vie locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : logement social, Asnières sur Seine, HLM, loi SRU, Bertrand Delanoë

