30.11.2007

Le maire d'Asnières et son opposant pour le retour d'un expulsé marocain

Dépêche AFP du 29.11.2007 concernant M.Haddaoui

NANTERRE, 29 nov 2007 (AFP) - Le maire UMP d'Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine) Manuel Aeschlimann et son principal opposant PS, Sébastien Pietrasanta, réclament ensemble le retour d'un sans-papier marocain, père de trois enfants, qui a été expulsé vers le Maroc il y a une semaine.

"Au delà des clivages politiques et de toutes compétitions électorales", le maire et M. Pietrasanta qui s'affronteront lors des municipales de mars 2008, "ont décidé de s'associer pour demander, ensemble, le retour de M.Mohamed Haddaoui auprès de sa famille", précise un communiqué de la mairie. Les deux adversaires, qui ne se font généralement pas de cadeaux au niveau local, rappellent que Mohamed Haddaoui, 42 ans, est "arrivé en France en 1999 et vivait à Asnières avec ses trois enfants". Le plus jeune, de 8 mois, est né en France et les deux autres, âgés de 7 et 12 ans, sont scolarisés à Asnières.
Selon MM. Aeschlimann et Pietrasanta, Mohammed Haddaoui "a prouvé son attachement à la France".

Le cas de ce Marocain en situation irrégulière, arrêté 7 novembre à la station de métro Asnières-Gennevilliers, avait mobilisé des enseignants, des parents d'élèves, et le directeur de l'école primaire Mauriceau d'Asnières où est scolarisé un enfant de M. Haddaoui. Une semaine après son arrestation, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise avait rejeté le recours contre l'arrêté préfectoral de reconduite à la frontière (APRF) le visant. Selon son comité de soutien, M. Haddaoui avait eu un titre de séjour pour raisons médicales en 2004 et 2005, mais sa demande de régularisation dans le cadre de la circulaire du 13 juin 2006, destinée aux parents d'enfants scolarisés, avait été rejetée. Lundi, la préfecture des Hauts-de-Seine avait précisé que l'épouse de M. Haddaoui et ses trois enfants s'étaient "vu proposer un dispositif d'aide financière au retour".

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