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30.10.2007

Toulouse : les nouveaux aménagements urbains font la part belle aux vélos et aux piétons

2738d0e9c4e554a70f43ad09d86ac300.jpgEn séminaire sur l'écologie municipale à Toulouse (j'aurai l'occasion d'y revenir dans de prochaines notes) j'en ai profité pour visiter la ville.

Surprise de constater que c'est une des dernières grandes villes de province qui n'a pas son centre ville piéton ; la place du Capitole, avec son parking souterrain, agit même comme un gigantesque "aspirateur à voitures", qui congestionne inutilement le centre historique.

Pourtant, les nouveaux aménagements de la rue d'Alsace Lorraine portent la marque d'une nouvelle époque : la voiture est quasi marginalisée pour laisser la part belle aux cyclistes et aux piétons.

Les marquages au sol délimitent les parties réservées respectivement aux cyclistes et aux piétons, les voitures quant à elles circulent sur une seule file bien séparée. Seulement il semble que piétons et cyclistes n'aient pas encore pris l'habitude de se partager l'espace. Rien qu'en prenant cette photo, un dimanche matin pourtant très calme, je me suis fait rappeler à l'ordre par un cycliste car je n'étais pas dans la zone réservée aux piétons... Certains cyclistes préfèrent même continuer à emprunter la chaussée.

Quelques photos des coins repos très cosy, à l'ombre d'arbres en bacs.

9d98c532996c9f6ef331e8b516d75c11.jpg1ed570af2581880f333857a5511b09f9.jpg

29.10.2007

Victoire de Cristina Kirchner en Argentine

980639753a677aadad78f4a2d9449cf6.jpgBravo Cristina !

Cette superbe victoire au premier tour a été aussitôt saluée par Ségolène Royal, qui a soutenu la candidate argentine, et la qualifie de "volontaire et déterminée". Elle ajoute "je salue son courage car je sais combien, sous toutes les latitudes, c’est toujours plus dur pour les femmes. Elles sont, dans le monde, encore très peu nombreuses à exercer des fonctions de premier plan. (...) Michelle au Chili, Cristina en Argentine : après l’épreuve des dictatures et la consolidation de la démocratie, voici venu le temps d’un partage plus égal des responsabilités gouvernementales entre les hommes et les femmes."

Ségolène Royal avait rencontré longuement Cristina Kirchner la semaine dernière en Argentine. Voici quelques extraits choisis des impressions de Ségolène après cette rencontre.

"Nous évoquons ce préjugé tenace, sous toutes les latitudes, qui veut qu’en matière économique, les femmes politiques soient toujours soupçonnées de moins s'y connaitre que leurs homologues masculins. Je lui raconte que c’est arrivé à Angela Merkel jusqu’à ce que les milieux économiques s’aperçoivent qu’elle était fort compétente. Cristina me dit avoir multiplié les contacts avec les chefs d entreprise parce qu’elle sentait bien qu’ils s’inquiétaient de savoir quelle était, sur ces sujets, sa vision des choses. Elle entend poursuivre la bataille pour le redressement économique de l’Argentine que Nestor Kirchner a engagée avec détermination et succès. “Nous avons, me dit-elle, parfaitement intégré les règles macro-économiques de base, cela va de soi. Mais qu’on ne vienne pas me raconter que l’économie est une science exacte, c’est une science sociale et humaine !”. Nous nous accordons sur cette idée qu’il n’y a pas de loi d’airain qui priverait la politique de toute marge de manœuvre.(...) Nous plaisantons des remarques machistes que nous avons, l’une et l’autre, essuyées en campagne. Nous nous souvenons d’Angela Merkel et de Michelle Bachelet qui, elles non plus, n'avaient pas été épargnées. Cristina me dit que tout cela l’atteint peu, qu’elle a déjà une longue expérience politique, qu’elle a été élue députée et sénatrice bien avant que son mari soit Président de la République. Elle me dit qu'elle a décidé une fois pour toutes d'être elle-même : une femme politique à part entière, qui assume et sa féminité et sa combativité. Nous tombons d’accord sur le fait que, face à ces combats d’arrière-garde, mieux vaut ne pas s’abaisser à répondre aux attaques." 

En savoir plus : sur le site de Désirs d'Avenir

27.10.2007

Inquiétude pour les Zones Urbaines Sensibles

566ae90969f60a007bd9f3bc9ba28037.jpgIl n'y a pas qu'à Asnières que les ZUS décrochent. Un rapport de la Direction régionale du travail en Ile de France démontre que le chômage est plus de 2 fois plus important dans ces quartiers défavorisés. Alors que les chiffres du chômage diminuent partout ailleurs (même s'il reste encore à prouver que ces chiffres encourageants correspondent réellement à des créations d'emplois...), ils stagnent de façon inquiétante dans les ZUS (Zones Urbaines Sensibles) d'Ile de France.

A Asnières, cette constatation a été relevée lors de mon intervention au dernier Conseil municipal, dans le cadre du dossier ANRU. On aura beau renommer ces quartiers "Les Hauts d'Asnières" et "résidentialiser" les immeubles, il faudra plus que cela pour répondre à la détresse sociale de plus de 22% des habitants qui recherchent un emploi*.

Espérons que le "plan Banlieue" préparé par Fadela Amara, secrétaire d'Etat chargée de la politique de la ville, sera à la hauteur de ses ambitions, et ne sera pas qu'un "plan comm" de plus... 

* chiffre 2005

25.10.2007

Des femmes ingénieures se bougent pour l'écomobilité

3d3978bdde54c7b7afd947653a6ca90a.jpgUn rallye de Paris à Marseille, réunissant des femmes ingénieures passionnées par les transports et l'écologie ? Oui, ça existe, et c'est du 25 au 28 octobre prochain ; ça s'appelle "Elles bougent".

Pas évident de démontrer à travers un rallye que mobilité et développement durable sont compatibles... Sauf s'il s'agit d'un rallye "intermodal" et que les moyens de transports utilisés sont écolos : voitures et avions basse consommation, train, vélo ou marche... L'objectif sera aussi de populariser le concept de mobilité durable auprès du public, et le calcul de l'émission de CO2 par passager aura lieu à chaque étape.

De plus, ce rallye sera l'occasion de rencontres entre étudiantes en ingénierie et femmes ingénieures en poste, afin de populariser les métiers du transport auprès des jeunes femmes.

Allez, c'est décidé, l'an prochain je m'inscris ! 

23.10.2007

Lancement du blog de Julien Richard

2a61df4c75d61538bdb4036fe45d0df0.jpgSaluons un nouveau venu dans la blogosphère politique asniéroise : Julien Richard, Conseiller municipal, et qui est également mon suppléant pour l'élection cantonale de mars prochain.

 

Bravo Julien, et bienvenue sur la toile pour diffuser encore plus largement tes interventions brillantes et tes réflexions ponctuées d'humour décapant !

22.10.2007

Forum de la rénovation : les Socialistes et la Nation

Samedi 20 octobre, j'animais une rencontre sur le thème de la Nation devant les Socialistes des Hauts de Seine réunis à Clichy. Les invités étaient Gérard Moreau, ancien Directeur de la Direction de la Population et des Migrations, Akli Mellouli, Secrétaire national au PS, Richard Moyon un des fondateurs de RESF, Lucile Schmid Conseillère régionale d'Ile de France, et Antoine Détourné, membre de la Direction Nationale du MJS.
Un compte-rendu exhaustif des débats n'aurait pas sa place ici. Cependant, je souhaite faire partager quelques unes de mes impressions sur les différentes interventions.
J'ai été agréablement surprise de constater l'intérêt des participants pour un thème complexe et pas forcément très vendeur pour un samedi après-midi ensoleillé... Il est vrai que les interrogations sur l'identité nationale et ce qui peut la définir sont au coeur de l'actualité avec le gouvernement Sarkozy : Ministère de "l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement", controverse des tests ADN comme condition au regroupement familial, expulsions massives et musclées, en parallèle avec l'instrumentalisation de personnalités telles que Rachida Dati, Fadela Amara, et Rama Yade...
Nous, socialistes, ne devons pas nous laisser enfermer dans une conception fermée et xénophobe de la nation. La nation est de gauche par excellence dès sa création ; la nation émancipe le citoyen qui n'est plus un "sujet". Les citoyens ont les mêmes droits et devoirs ; c'est l'abolition des privilèges. Peu à peu, la droite et l'extrême droite ont perverti le terme "nation", et même dans les définitions des dictionnaires, le débat n'est pas tranché : la nation est-elle liée à une unité géographique ou à une unité culturelle, linguistique, voire religieuse ?
En même temps, pouvons-nous affirmer avec Richard Moyon, que nous allons vers la constitution d'une "population mondiale" -chère à Aimé Césaire- au gré des migrations qui, depuis toujours, définissent le mode d'existence de l'humanité ?
Akli Mellouli témoigne "on m'a dit que j'avais les mêmes droits que les autres, je l'ai cru"... pourtant la diversité n'est pas encore réélle au sein du personnel politique. Paradoxe : on veut de la diversité mais on refuse le fichage ethnique. Par conséquent comment peut-on (et faut-il ?) faire des statistiques ? Je crois que la diversité n'est pas à dissocier de la question du renouvellement indispensable des hommes et femmes politiques. Là dessus les partis (à commencer par celui qui devrait montrer l'exemple : le nôtre...) ne sont pas assez courageux. Quelle crédibilité, par exemple, à se représenter tête de liste en 2008 pour d'anciens maires qui ont été battus en 2001, voire en 1995 ? Malheureusement pour nous, la crédibilité de l'ensemble est nettement péjorée par le refus d'affronter ces situations individuelles délicates...
Les interventions ont aussi porté sur la question du port du voile, du droit de vote des étrangers en situation régulière, de la montée du communautarisme et du clientélisme religieux pratiqué par certains élus locaux...
Alors oui, la Gauche se doit d'être en avance sur l'Histoire, et nous devons faire preuve de pédagogie pour savoir imposer nos idées à l'opinion (et non l'inverse...). En l'occurence, cesser de parler du "problème" de l'immigration et cesser de l'assimiler à une approche sécuritaire et défensive. Défendre que l'immigration nous est nécessaire pour des raisons économiques et démographiques, que l'ouverture au monde, à l'autre, à d'autres cultures est une force et non un handicap.

Le débat reste ouvert... 

21.10.2007

Asnières : à quand de vraies pistes cyblables ?

50495cd9086fc2222be3c399817ff683.jpgLe mouvement de grèves des 18 et 19 octobre (d'une ampleur et d'une intensité supérieures aux premiers jours de 95...) m'ont donné l'occasion de me rendre dans Paris à vélo, et ainsi de tester et comparer les aménagements pour les cyclistes dans les villes d'Asnières, Clichy et Paris.
Boulevard Voltaire d'abord, mon point de départ : des pseudos couloirs dédiés, marqués à la peinture il y a plusieurs années (donc largement effacés), et dont les automobilistes n'ont absolument pas conscience. Ils se serrent bien à droite, ne laissant le choix aux cyclistes qu'entre le trottoir et le milieu de la rue. Les deux solutions ont leurs avantages et leurs inconvénients ; les trottoirs ont la largeur d'une voie de circulation et on n'y croise que de rares piétons. En revanche il faut avoir un certain culot pour circuler au beau milieu de la chaussée, mais au moins les conducteurs ne peuvent nous ignorer...
Clichy ensuite, un vrai casse-tête : des voitures à touche-touche, impossible de slalomer sans se payer quelques rétroviseurs et déclencher l'irritation des conducteurs ; le trottoir donc, mais là beaucoup plus de piétons, donc l'obligation de rouler au pas.
Heureusement qu'à partir de la porte de Clichy, on se sent nettement mieux pris en charge.
A Paris, les marquages au sol sont vraiment visibles, et il existe des couloirs dédiés où l'on se sent vraiment en sécurité.
Les Boulevard Magenta et Boulevard de Clichy, notamment, sont des exemples en la matière. Les pistes sont séparées des voitures car elles occupent une petite bande de trottoir, et elles sont bien marquées pour éviter les collisions avec les piétons. Les croisements avec les chaussées sont bien marqués aussi, et du coup les automobilistes font plus attention. Il est vrai qu'il y a aussi beaucoup plus de cyclistes dans Paris (grâce à "Vélib" bien-sûr mais pas seulement), et que l'effet de nombre est plus rassurant.
Je pense que la meilleure solution est donc celle-là : des trottoirs bien larges dont une partie bien précise est réservée aux vélos. Cela évite de se retrouver coincé entre les voitures en stationnements et la file de droite, d'où il faut déboîter à chaque automobiliste en double file... Cela évite aussi de se prendre pour un deux-roues motorisé en circulant à fond sur la gauche de la file de gauche - le cycliste est quand même moins protégé que le motard... et moins rapide aux démarrages !
A Asnières on a vu apparaître un tout nouveau style de pistes cyclables, celles qui se confondent avec la chaussée (cf rue Monstesquieu), là je dois dire que ça laisse perplexe... Voir à ce sujet l'article d'Asniérois.info au mois d'août.
Quelques photos pour illustrer mon propos :
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Boulevard Voltaire et rue Montesquieu à Asnières

19.10.2007

Les socialistes des Hauts de Seine font la fête samedi 20 octobre

86bbb9401904db573ff0e4fd38a4ad85.jpgLa quatrième "FETE DE LA ROSE" aura lieu ce samedi 20 octobre à Clichy-la-Garenne en présence de Pierre Moscovici, Secrétaire National à l'International et Député.
Au programme : un après-midi de débat avec un Forum de la Rénovation sur le thème "Les Socialistes et la Nation", où j'animerai une table ronde en duo avec Laurent Michon, Président de notre Conseil Fédéral ; et un espace dédié à des stands partenaires (jeunes socialistes, associations amies, librairie...).
Le soir, est prévu le traditionnel discours de Pascal Buchet, Premier Secrétaire Fédéral, ainsi qu'une intervention de Pierre Moscovici, Secrétaire National à l'International et Député, suivi en toute convivialité d'un banquet républicain et ... d'une soirée dansante.
Mais, n'oubliant pas les échéances de 2008, cette rencontre sera aussi l'occasion de présenter à la presse nos têtes de listes pour les principales villes du département.
Pour télécharger l'invitation :
fete_rose_ps92_clichy_20_oct_2007_lb1.pdf

N'abattez pas l'arbre d'Anne Frank

32378f11da9efb321861b4b5ccfd1d4f.jpgL'arbre d'Anne Frank est un marronnier qu'elle pouvait apercevoir depuis la maison où elle vécut cachée avec sa famille pendant plusieurs années, à Amsterdam. Cet arbre symbolisait énormément pour elle, et elle l'évoque à de nombreuses reprises dans son Journal.
Aujourd'hui, cet arbre, dont l'âge est évalué à 150 ans environ, est victime d'une très grave attaque de parasites
Après s’être concerté avec la municipalité, le propriétaire de la maison auquel appartient le jardin a sollicité un permis d’abattage.
Depuis que cet abattage a été annoncé, de nombreuses réactions d'émotion se manifestent, venues du monde entier.
La Maison d’Anne Frank estime que "le repiquage d’une bouture du vieil arbre est ce qui convient le mieux si le marronnier est abattu".

Si vraiment cet abattage se révélait inévitable, je propose que les 200 écoles Anne Frank du monde plantent, le même jour, une bouture du marronnier d'Anne Frank dans leur cour, afin de perpétuer de façon positive la mémoire d'une histoire dramatique hors du commun. A Asnières, je serais très heureuse d'accompagner la maternelle Anne Frank dans ce projet.

A Paris, le jardin Anne Frank, situé impasse Berthaud dans le 3ème a été inauguré le 20 juin dernier. Un greffon de l’authentique marronnier d’Anne Frank a été planté à l'entrée du jardin.

L'arbre d'Anne Frank est également virtuel : un arbre interactif magnifiquement réalisé, qui sert de mémorial pour Anne Frank, à l'initiative de l'actrice britannique Emma Thompson

Voir aussi : la webcam pour l'arbre réel d'Anne Frank

17.10.2007

Fête des entreprises le 18 octobre : allez-y à pied !

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Alors que la bataille des chiffres a commencé pour savoir combien de Français sont favorables à la grève de demain, un clin d'oeil dans la presse gratuite de la semaine : la "Fête des entreprises" aura lieu également ce jeudi 18 octobre. Sous le slogan "J'aime ma boîte", cette manifestation (trop ?) peu connue "a pour objectif de célébrer le rôle structurant de l’entreprise dans la vie quotidienne des salariés" (un site à lire absolument pour un bon fou rire après une dure journée de boulot).
Quant à moi, j'aime tellement ma "boîte", que j'irai la fêter à partir de 14h30 place de la République... ne doutons pas que nous serons très nombreux à cette fête là, pour défendre un système de retraite solidaire et juste, contre la casse du Fret ferroviaire et des services publics.

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