03.05.2007
Charléty, le délire... et la victoire sera au rendez-vous !
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" Un nouvel espoir s'est levé à gauche, comme une vague en formation, qui ne demande qu'à grandir..."
Ségolène Royal
Très belles images à voir sur le site de Politis
00:50 Publié dans Campagne présidentielle, Ségolène Royal | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène Royal, PS, socialiste, concert de soutien, 1er mai, Charlety



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PARIS (AP) - Une marée de sympathisants, dont beaucoup portaient des T-shirts rouges et des slogans anti- Sarkozy, a convergé mardi vers le Stade Charléty de Paris, où Ségolène Royal a partagé l'affiche avec de nombreux artistes pour son dernier grand meeting parisien.
La foule se pressait aussi aux alentours du stade et, vers 18h, les organisateurs annonçaient que les dizaines de milliers de personnes massées à l'extérieur ne pourraient pas rentrer. "On ne peut plus accepter de public au stade Charléty qui est bourré à ras la gueule. Je vous demande de rentrer chez vous", lance Yvan le Bolloch, qui se fait huer en retour. "La prochaine fois, on prendra Maracana, ça sera plus simple", plaisante-t-il en référence au mythique stade de Rio de Janeiro. A l'extérieur, "plus de 40.000 personnes attendent de rentrer", crie-t-il, "à moins de les empiler, je ne vois pas comment on va les faire rentrer".
Au même moment, le service d'ordre a le plus grand mal à fermer les grilles, ce qui provoque de belles bousculades. "SO, ça déborde là-bas", crie un membre du service de presse. Plus loin, la gare RER "Cité universitaire" est au bord de l'implosion. Dans un communiqué, les codirecteurs de campagne de Ségolène Royal François Rebsamen et Jean-Louis Bianco, saluent un "immense succès populaire".
C'est qu'un flot ininterrompu s'était déversé toute l'après-midi sur la pelouse du stade par les deux escaliers de l'entrée. Les premiers arrivés, qui s'étaient étendus sur des nattes, ont dû se lever pour faire de la place aux nouveaux arrivants. "Avec le beau temps qu'il fait, il devrait y avoir du monde", pronostiquait parmi eux Sophie Lapeyronie, une sympathisante, vers 16h. "On donnera une image d'un public joyeux, une image de mobilisation. Ca laissera des traces même si la gauche perd dimanche". "On espère ne pas être déçu à la fin, au second tour", glisse son amie Fanny, qui prend le soleil, les pieds nus sur l'herbe du stade.
Sous un grand soleil, les tribunes enchaînent les olas. Les militants agitent leurs banderoles "Les jeunes avec Ségolène" ou "La France présidente". Deux jeunes gens se présentent en T-shirt orange siglés "Sexy centriste" et déclenchent une ovation: "Bayrou, avec nous! Bayrou, avec nous!", crient les sympathisants qui les entourent. La plupart des T-shirts sont rouges ou blanc, marqués "Ségolène Présidente", "Fier d'être socialiste" ou encore "Sarko non merci".
"On sent qu'il y a un grand danger pour les valeurs de la gauche", explique Lancelot Azel, un étudiant de Science-Po venu avec la section socialiste. "On est venu aussi pour Ségolène Royal. On n'arrête pas de faire de l'anti-Sarko, mais elle est compétente, il faut le dire", ajoute son amie Sophie Besancenot.
Sur les deux écrans géants installés de part et d'autre de la scène drapée de bleu, blanc et rouge, l'apparition des personnalités présentes dans les tribunes est saluée par des salves d'applaudissements dans tout le stade. A l'applaudimètre, c'est Geneviève de Fontenay, en tailleur et chapeau, qui bat tous les records.
Juste à sa gauche, l'ancien dirigeant communiste Robert Hue attaque "les propos haineux de Nicolas Sarkozy à propos de mai-juin 1968". "Décidément, cette bourgeoisie de l'argent roi n'a pas changé. Elle était du côté de Thiers face à Commune, elle voulait tuer le Front populaire. Aujourd'hui, elle veut annuler les conquêtes sociales de mai 1968, elle n'y parviendra pas." Plus loin, l'ancien Premier ministre Michel Rocard se souvient qu'il avait organisé le rassemblement de la gauche au même endroit le 27 mai 1968. "Ca fait quelque chose", dit-il.
Dans les tribunes, on reconnaissait le footballeur Vikash Dhorasoo, les acteurs Philippe Torreton, Jean-Pierre Daroussin, Didier Bezace ou Didier Podalydès, mais aussi Jane Birkin, Valeria Bruni-Tedeschi et Julie Gayet. Sur scène, les artistes défilent et saluent "le peuple de gauche". "La France, c'est nous aussi", crie le rappeur Disiz La Peste, qui salue les banlieues.
"Nous sommes la nation des droits de l'Homme, la nation de la tolérance", chante Damien Saez, après les prestations d'artistes aussi différents que Bénabar, Lenny Escudero, les Têtes raides, Sapho ou encore Kerry James. Yannick Noah était aussi attendu. En coulisses, le slammeur Grand corps malade explique être venu "pour défendre certaines de nos libertés". "J'ai l'impression que ce rassemblement peut être utile", résume-t-il. AP
Ecrit par : Laurence | 03.05.2007
PARIS, 1 mai 2007 (AFP) - "C'est quand le bonheur!", chante Cali tandis que les dizaines de milliers de partisans de Ségolène Royal, massés dans le stade Charléty pour son meeting-concert répondent en scandant "On va gagner! On va gagner!", à J-4 de l'élection présidentielle.
Des dizaines de milliers de personnes ont envahi mardi le stade parisien et ses abords pour soutenir la candidate socialiste.
Les RER, pleins à craquer, ont dû stopper par moment, retardés en stations par l'afflux.
Les portes du stade ont été fermées vers 17H00, 40.000 personnes sont déjà installées sur la pelouse, les pistes d'athlétisme et les gradins. 25.000 autres restent massées dehors, dans les avenues proches. La police a estimé à 55 000 personnes.
Des centaines réussissent à rentrer en escaladant les grilles.
"Pour écouter Ségo, il faut escalader": Mohamed, 18 ans, de Vitry-sur-Seine, envoie un texto à ses copains de banlieue.
Ils sont des milliers et des milliers de jeunes venus pour "leur" candidate, "portant leur diversité en bandoulière", selon les termes d'un responsable socialiste.
"Pas de Sarko, pas de Sarko !", crient certains en arrivant sous les arches de béton du stade. "Elle seule nous représente", dit Jonathan, du "93".
"Je vais écouter Ségolène en entier, sans les coupures des télévisions", lance une étudiante parisienne jouant des coudes pour tenter d'atteindre la pelouse.
Dans le stade, la foule aux tee-shirts rouge "Ségolène Présidente" et "MJS" (pour Mouvement des jeunes socialistes), très jeune, très festive, très joyeuse, agite pancartes et drapeaux, tangue au rythme des olas. Quelques drapeaux des Verts sont brandis depuis un gradin.
Le concert commence dès l'ouverture des portes à 15H30. Kerry Janes, Sapho, Michel Delpech, Grands Corps Malade, Lény Escudero, Skaï et d'autres se succèdent sur scène, tandis que l'acteur Yvan Le Bolloc'h chauffait le stade.
"Je suis un jeune de banlieue et fier de l'être. La France c'est nous aussi. Vive la France", dit Disiz la Peste.
Dans les tribunes, les personnalités, hommes de théâtre comme Jean-Michel Ribes, Philippe Torreton, et les actrices Valeria Golino, Carla Bruni, Florence Darel, Emmanuelle Béart, Jane Birkin ou Julie Gayet.
Une clameur s'élève à 19H00 à l'arrivée de la candidate, les militants du MJS organisent en une farandole un service d'ordre pour lui faire une haie d'accès à la tribune drapée de bleu-blanc-rouge.
Entourée du maire de Paris Bertrand Delanoë, de ses directeurs de campagne François Rebsamen et Jean-Louis Bianco et du député de Paris Patrick Bloche, vêtue d'un tailleur blanc, elle serre les mains et se fraie un chemin pendant de longues minutes avant de parvenir au pupitre.
"Je vous salue, peuple de France, je vous salue peuple libre, peuple fier, peuple insoumis et qui veut la victoire", lance la candidate, soulevant les acclamations du public.
"C'est magnifique, cela représente la politique joyeuse!", s'émeut la députée radicale de gauche Christiane Taubira. "C'est colossal!", se congratule le député de Paris Jean-Marie Le Guen. "Cette foule, joyeuse, enthousiaste, est là pour dire non à la liquidation de Mai 68 et de son cortège de libertés", se félicite l'ancienne ministre Elisabeth Guigou. "A dimanche!", lance le chanteur Cali.
szb-ol/cs/so/sd
Ecrit par : Laurence | 03.05.2007
et aussi :
http://politique.fluctuat.net/militants/
Ecrit par : Laurence | 03.05.2007
Tu as choisi la plus flatteuse pour moi ! Merci...
Ecrit par : ae | 03.05.2007
C'était très impréssionnant cette foule qui chantait "C'est quand le bonheur... C'est dimanche, le bonheur " Une formidable journée, ce 1er mai restera graver dans nos mémoires, quelque soit le résultat de dimanche !
Ecrit par : Guillaume/JVD | 04.05.2007
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