29.01.2010

Halte à la violence ! Mobilisation citoyenne samedi 30 janvier 2010

Les Asniérois et les Gennevillois, ensemble, disent « HALTE À LA VIOLENCE ! »

Sébastien PIETRASANTA, Maire d'Asnières, et Jacques BOURGOIN, Maire de Gennevilliers, appellent à la mobilisation de tous.

Depuis quelques jours, de déplorables incidents, viennent troubler la tranquillité des Asniérois et des Gennevillois résidant à proximité de la station de métro Les Courtilles. Des petits groupes d'individus sans scrupules s'opposent entre eux, importunant les usagers du métro, les passants sur les espaces publics, les habitants des quartiers limitrophes, et s'en prennent violemment aux forces de police venues rétablir l'ordre.

Cette situation est inacceptable. Nous ne pouvons la tolérer.

Nous partageons l'émotion ressentie par tous les habitants et condamnons fermement de tels agissements intolérables, commis par ces individus. Nous avons saisi immédiatement le Directeur départemental de la police urbaine pour lui demander que les enquêtes soient menées avec toute la diligence nécessaire, afin que les coupables de ces actes soient recherchés, poursuivis et sanctionnés avec la plus grande fermeté. Nous renouvelons expressément auprès du Ministre de l'Intérieur, du Préfet des Hauts-de-Seine, notre demande d'une police de proximité permanente dans les quartiers et d'effectifs dans nos commissariats enfin au niveau de nos besoins locaux. De même nous défendons la nécessité d'un service public de qualité (Maison de la justice et du droit, moyens pour l'éducation nationale et les clubs de prévention...).

Nous n'acceptons pas que soit troublée la quiétude des habitants d'Asnières et de Gennevilliers alors que les efforts menés avec vous et vos associations pour l'amélioration de la qualité de la vie dans nos quartiers, le renouvellement urbain, portent leurs fruits.

Personne ne nous empêchera de continuer à construire le mieux-vivre ensemble dans le respect de chacun et en toute quiétude. Le droit à la sécurité est légitime et doit être assuré pour tous les citoyens.

Nous appelons les Asniérois et les Gennevillois, les associations locales, les jeunes, les parents, l'ensemble des adultes à prendre toute leur responsabilité de citoyens dans le refus de cette violence et à se rassembler nombreux pour marquer leur détermination à vivre dans leurs villes, dans le calme et la sérénité :

le samedi 30 janvier 2010,

à un rassemblement qui se tiendra à 11h30 au métro Les Courtilles.

 

06.01.2010

Meilleurs vœux pour 2010 !

galette.jpgAprès le succès renouvelé du marché de Noël, voici une nouvelle formule pour les vœux du maire et des élus municipaux : des après-midi conviviaux, en famille, entre amis, entre voisins... autour de la traditionnelle galette de saison, et d'un spectacle surprise.

Ca commence ce samedi, alors venez nombreux (c'est gratuit et sans réservation), des animations sont également prévues pour les enfants.

SAMEDI 9 JANVIER de 15h à 17h
Espace Concorde-Francis Delage  (27 rue de la Concorde)

Les autres dates, selon vos disponibiltés :

SAMEDI 16 JANVIER de 15h à 17h
Gymnase Georges Carpentier (230 rue du Ménil)

SAMEDI 23 JANVIER de 15h à 17h
Gymnase des Bruyères (30 avenue de la Lauzière).

Toutes les infos sur le site de la ville d'Asnières.

04.07.2009

Incendie d'un hôtel meublé à Asnières : déclarons la guerre au "mal logement"

Il était impossible pour moi de réagir immédiatement à ce drame.

Au delà de la compassion, certes nécessaire, et de la lecture émotionnelle de ce fait divers, la responsabilité du "politique" est de prendre le recul nécessaire pour apporter une analyse de fond et proposer des pistes de solutions afin d'éviter la répétition de faits similaires.

Pendant que les médecins, les travailleurs sociaux, les psychologues et les policiers se démènent pour que les victimes puissent reprendre au plus vite et dans des conditions correctes le cours de leur vie, il nous appartient de porter nos réflexions sur les causes profondes de ce dramatique accident.

Selon les premiers éléments de l'enquête (voir l'article du Point), une cigarette serait à l'origine du sinistre. On pourrait dès lors envisager de demander l'interdiction totale de fumer dans les hôtels, ou la commercialisation de couvertures, draps et matelas inflammables... Pourquoi pas.

Mais à mon sens il faut aller bien plus loin que ces réponses "techniques", et s'intéresser à l'angle social de ce regrettable accident.
Par qui cet hôtel meublé était-il habité ? Par des personnes en situation de précarité locative, qui n'avaient trouvé aucune autre solution de logement au regard de leurs faibles ressources.

Pourtant, nombre d'entre elles ont un emploi stable, ou touchent une retraite. Mais les loyers des logements privés d'Asnières sont si chers qu'il est impossible à des salariés modestes d'y accéder. Impossible pour une famille de se loger décemment quand ses ressources sont inférieures à 4 000 euros mensuels. Le logement social est leur seul espoir. Cependant, le nombre de logements du parc social est très insuffisant dans notre ville (16,9 %, bien en dessous du seuil des 20 % de la loi SRU : il manque plus d'un millier de logements pour atteindre ce seuil) et de surcroît, la mobilité des ménages y est quasi nulle, ce qui provoque automatiquement des délais d'attente très longs.

Il y a donc malheureusement "un marché" pour des propriétaires privés plus ou moins scrupuleux, qui louent des logements souvent exigus et à la limite de l'insalubrité à ces familles. Cette part du parc privé est parfois hypocritement nommée "parc social de fait". Deux quartiers de notre ville sont particulièrement touchés : les quartiers Voltaire (le lieu du drame) et Bourguignons. Trop souvent, des demandeurs de logement provenant de ces quartiers me décrivent leurs conditions de vie insupportables, photos et certificats médicaux à l'appui.

Le maire d'Asnières, Sébastien Pietrasanta, sur son blog et dans la presse, a affirmé que l'hôtel "bénéficiait d'une très bonne réputation de la part des travailleurs sociaux de la ville" et qu'on était "loin de l'image du marchand de sommeil". Au lieu d'être rassurante, cette affirmation ne fait que souligner, en creux, l'ampleur du problème : oui, dans notre ville, il existe des propriétaires qui exploitent la détresse des gens, dans des établissements moins "bien tenus" ou ayant moins "bonne réputation"... Faut-il attendre encore d'autres drames pour réagir ?

10 clients de cet hôtel avaient été placés là par le Conseil Général des Hauts-de-Seine, qui payait leurs loyers : est-il supportable que l'argent public finance ce type d'établissement, destiné à cacher la misère ? Ne serait-il pas plus efficace de construire le nombre de logements sociaux nécessaire, ainsi que de vrais centres d'accueil et d'hébergement d'urgence, dans des conditions décentes, et gérés directement par les pouvoirs publics ?

Pour la mémoire des 6 personnes décédées, pour leurs proches, pour leurs familles, nous devons déclarer la guerre à ce "commerce" scandaleux et nous lancer résolument dans l'éradication de l'habitat indigne.